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dimanche avril 30, 2017
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Étienne Tshisekedi est décédé à Bruxelles le 1er février 2017. La nouvelle de sa mort, comme il fallait s’y attendre, a provoqué l’effet d’une bombe au pays et' dans la diaspora. C’est un des grands de la politique congolaise qui vient de nous quitter au moment où l’on s’y attendait le moins. Il avait un âge respectable, 84 ans. Il venait, il y a seulement près d’une année, d’une longue maladie qui l’a retenu dans la métropole belge pendant 3 ans. Il est rentré en grande forme et s’est mis à la tête du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement qu’il avait pris le temps d’organiser en Belgique. Il était fin prêt à participer aux élections de 2016 si elles étaient convoquées selon les prescrits constitutionnels. Mais le sort et les manœuvres dilatoires de la mouvance présidentielle en ont décidé autrement.

Les sanctions prises par les USA et l'UE à l'endroit de certains membres de ''la kabilie'' ont suscité quelques réactions en son sein. L'ex-porte-parole du gouvernement démissionnaire  de Matata Ponyo (toujours en exercice???), Lambert Mende, fort de ses études de droit, les a sévèrement critiquées ce lundi 12 décembre 2016. Voici ce qu'il dit : « « Cela repose sur le droit impérial et pas sur le droit international. J’ai étudié le droit et je le dis en connaissance de cause.

Si le Congo-Kinshasa était dirigé par ''Joseph Kabila'', le fameux gouvernement fantoche d'union nationale aurait été mis en place.  Reprenons les images du dernier discours de ''Joseph Kabila'' au fameux ''Congrès''. Quand il le termine, il va s'asseoir. Il affiche un visage d'un homme triste et inquiet. Comme s'il ne croyait pas en tout ce qu'il venait de débiter comme un robot.

« Ils nous dominent plus par l'ignorance que par la force. » S. BOLIVAR

Le génocide de Beni, en particulier et celui des Congolais(es), en général, ne peut pas être facilement compris en marge de ''la guerre par morceaux'' mené par ''les maîtres du monde'' et leurs alliés du monde unipolaire. Nous sommes là, en face d'une guerre transnationale dont les objectifs demeurent les mêmes. Fondée sur le racisme, le mépris des gens, l'instinct de domination et la thanatophobie, elle nous joue des tours quand, grâce au viol de l'imaginaire qu'elle facilité (dans la mesure où elle se mène sur le temps long), elle reconvertit les pyromanes permanents en pompiers momentanés. Elle efface de la mémoire des plus naïfs d'entre nous, des ignorants et des opportunistes ses causes matérielles, les identités de ses acteurs pléniers et leur rôle dans ''ses morceaux'' sous d'autres cieux. En Syrie, en Irak, en Afghanistan, en Libye, au Mali, en Yougoslavie, en Ukraine, etc.