Actualités
dimanche avril 30, 2017
Register

Si le Congo-Kinshasa était dirigé par ''Joseph Kabila'', le fameux gouvernement fantoche d'union nationale aurait été mis en place.  Reprenons les images du dernier discours de ''Joseph Kabila'' au fameux ''Congrès''. Quand il le termine, il va s'asseoir. Il affiche un visage d'un homme triste et inquiet. Comme s'il ne croyait pas en tout ce qu'il venait de débiter comme un robot.


Les dinosaures mobutistes et ceux qui ont infiltré ''la kabilie'' lui dictent des textes provocateurs conduisant à son asphyxie. Contrairement à ceux d'entre nous qui estiment qu'il est intelligent, ''Joseph Kabila'' ne comprend pas grand-chose ni aux alliances nouées avec ses parrains, ni à son rôle de Cheval de Troie. Il n'a pas compris que chaque fois qu'il a essayé d'aller au-delà du rôle qui lui a été confié, ses maîtres lui ont donné des tapes sur les mains. En sus, il s'est enrichi  en croyant, bêtement, échapper au contrôle de ses maîtres. Ils sont en train de lui rappeler qu'ils savent où se trouve son argent et qu'ils peuvent, à tout moment, organiser des enquêtes à même de le mettre à poil.
Ses maîtres sont ''forts''.Ils créent à la fois l'histoire officielle, les ONG de droits de l'homme et leurs marionnettes. Et ils contrôlent tout cet ensemble en fonction des intérêts  qu'ils servent et du 'dieu-argent''. Tenez. Ils font assassiné Lumumba  et créent Mobutu.  Celui-ci s'assure un lobbying pouvant lui permettre d'être dans les bonnes grâces de ses créateurs en lui reversant  une partie de l'argent de ''l'aide fatale''. (http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/08/10/en-afrique-les-liaisons-dangereuses-de-paul-manafort-directeur-de-campagne-de-trump_4980994_3212.html). Il se trouve que ce lobbying a été mené par celui qui, à la campagne à la présidentielle américaine, fut le directeur de campagne de Trump, Monsieur Paul Manafort.
L'histoire officielle ignore ce soutien et celui offert par ''les tueurs à gages économiques'' que furent, sous Mobutu, le FMI et la Banque mondiale.
Actuellement, pour jouer au déboulonnement de ''Joseph Kabila'' dont le mentor le plus proche se trouve au Rwanda, les ex-maîtres de Mobutu, ayant mené la guerre de prédation contre le Congo-Kinshasa par des proxys interposés, évoquent la dictature de leur créature comme étant la cause qui a conduit le pays de Lumumba dans le gouffre où il se retrouve (https://www.gpo.gov/fdsys/pkg/BILLS-114hres780ih/pdf/BILLS-114hres780ih.pdf).
Sans une bonne approche de l'histoire réécrite par les Congolais(es), il serait possible de réduire les 130 ans de vol, de viol, de violence et de corruption institutionnalisés par les acteurs pléniers de la Conférence de Berlin de 1885 aux trois décennies de leur ''sous-traitance'' par Mobutu (http://www.ingeta.com/enough-project-et-une-etude-sur-un-etat-dit-criminel-au-coeur-de-lafrique-fin/)
Les maîtres de Mobutu et de ''Joseph Kabila'' sont ''très forts''. Ils créent à la fois un système, ''ses petites mains'' et une lecture officielle permettant de les gérer. Pour créer la diversion, ils déclassifient certains documents faisant la lecture ''profonde'' de cette histoire officielle. En 2014, par exemple, certains de leurs documents déclassifiés soutenaient qu'ils étaient impliqués dans l'assassinat de Lumumba et dans la création de Mobutu. Deux ans après, ils sont plus ou moins sûrs que que ''les populations n'ont pas de mémoire historique''  et accusent Mobutu, seul, d'être la cause de la descente du Congo-Kinshasa en enfer en soutenant qu'en 2002, ils ont participé à la confection d'une Constitution pouvant éviter que ''la dictature'' renaisse  au Congo-Kinshasa. Et il y a des Congolais(es) qui applaudissent ces propos hypocrites. Oui, eux savent que ''les populations n'ont pas de mémoire historique''. A quelques exceptions près, elles ne feront pas de lien entre Manafort, directeur de campagne de Trump, les différentes administrations américaines et ''la sous-traitance'' du vol, de la violence et de la corruption sous Mobutu et ''Joseph Kabila''.
Il se pourrait que le bras de fer dans lequel ils sont engagés maintenant se solde par ''un départ propre'' de ''Joseph Kabila'' après tous les bons et loyaux services rendus aux multinationales anglo-saxonnes. Il pourrait devenir ''un sénateur à vie'' ; c'est-à-dire un ''sous-traitant'' du vol, du viol, de la corruption et de la violence institutionnalisés couvert du manteau de l'impunité. Et comme ''les populations n'ont pas de mémoire historique'', celles de chez nous vont applaudir à la victoire de ''la démocratie et des droits de l'homme''. Frappées du ''viol de l'imaginaire'', elles ne verront pas, dans cet acte un mécanisme de substitution d'une marionnette par une autre possible.
Ainsi risque d'aller la vie au Congo-Kinshasa jusqu'au jour où la mémoire historique, étant devenue la chose la mieux partagée par les masses populaires congolaises, les conduira à une insurrection citoyenne des consciences et au renversement des rapports de force.

Mbelu Babanya Kabudi