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dimanche octobre 21, 2018
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''Un peuple sans mémoire ne peut pas être un peuple libre'' D. MITTERRAND

 

Les questions sur l'occupation du Congo-Kinshasa par le Tutsi Power (proxy des anglo-saxons) reviennent dans les réseaux sociaux par intermittence. Quand alias ''Joseph Kabila'' lit sa dernière logorrhée devant ses deux caisses de résonance abusivement dénommées ''Parlement'' et ''Sénat'' et qu'il est applaudit, un compatriote pose cette question sur Facebook : ''Où voyez-vous les Rwandais ? Je ne vois que les Congolais(es) qui applaudissent, soutient-il.'' A son avis, ''l'occupation devrait être toujours visible à l'oeil nu'' et dans l'immédiat. Il a peut-être raison. Même si la question de savoir pourquoi ''les occupants'' choisiraient-ils la visibilité comme mode opératoire peut être posée.

Souvent, chez les compatriotes soutenant que seuls les Congolais sont responsables de toutes leurs misères, le retour (ou le recours) à l'histoire souffre d'une amnésie voulue ou inconsciente. Et l'enfermement dans l'immédiat, dans ''l'actualité'' est coupé de tout lien avec le passé ; même un passé récent. Ces compatriotes semblent oublier qu'il y a des passés qui ne passent pas.

En 2006, Paul Kagame se confie à un journaliste de la BBC et voici leur interview :

 

''Stephen Sackur de BBC. Permettez-moi de vous poser une question au sujet de  la République Démocratique du Congo. Votre gouvernement a-t-il arrêté de se mêler dans les affaires du Congo ?

 

Le président Paul Kagame : Je suis sûr que vous obtiendriez une meilleure réponse au Congo parce que les Congolais ne se plaignent pas de nous du tout.

 

Stephen Sackur de BBC. Laurent Nkunda est un rebelle dans l'est de DRC. Il a été entraîné par les Rwandais, il est Tutsi, le soutenez-vous ?

 

Le président Paul Kagame ; Dans une certaine mesure même le Président Kabila qui est là-bas et beaucoup d'autres membres du Gouvernement ont été entraînés par le Rwanda. ''

 

Une semaine avant la fin du dépôt des candidatures à ''la présidentielle'' pour les futures élections pièges-à cons, après qu'alias ''Joseph Kabila'' ait demandé aux membres de son Front Contre le Congo de lui présenter les noms de ''potentiels candidats'', voir She Okitundu chez Paul Kagame (https://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/07/30/etrange-visite-de-kalev-mutond-et-she-okitundu-chez-kagame.html) devrait pousser les plus amnésiques d'entre nous à relire cette interview. Mais aussi à revisiter toute l'histoire de ''la guerre secrète'' raciste de basse intensité et de prédation imposée aux Congolais(es) par les anglo-saxons par le canal de leurs proxies. She serait-il parti présenter les différentes propositions des noms de ''potentiels candidats'' au mentor du ''Cheval de Troie'' de Kigali dénommé ''Raïs 100%'' par ses thuriféraires et autres tambourinaires congolais ? C'est possible. Le lien entre ces compatriotes, leur ''Raïs'' et son mentor n' a pas du tout été brisé. Tout comme leur lien avec ''les grandes puissances de la mort'' menant la guerre contre les autres Congolais(es).

 

Pour rappel et contrairement aux apparences, cette guerre est perpétuelle. Et depuis 2008, AFRICOM est en Afrique. Cette armée américain recourt à son manuel sur ''l'usage de la barbarie'' pour entraîner ses vassaux dans ses ''guerres sans fin''.

 

Donc, quand il arrive de traiter de l'occupation, il est toujours nécessaire de penser au mode opératoire de ses initiateurs et de leurs proxies. Ceux-ci ne sont pas qu'ougandais ou rwandais. Ils sont aussi congolais. En fait, ces derniers ont leur part de responsabilité dans la perpétuation de cette guerre. Ne réduire cette responsabilité qu'à sa part congolaise, c'est se moquer de l'histoire et ne rien comprendre à la façon dont se mènent ''les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique''. L'un des récents articles qui en parle est ici :https://www.legrandsoir.info/les-guerres-secretes-des-etats-unis-mettent-l-afrique-en-danger.html.

 

Babanya Kabudi

Génération Lumumba 1961