Brèves et dépêches
mardi octobre 17, 2017
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Le chef rebelle Bosco Ntaganda, soupçonné d'atrocités en RDCongo en 2002 et 2003, était attendu vendredi soir au centre de détention de la CPI après avoir quitté le Rwanda plus tôt dans la journée, sa première comparution à La Haye ayant déjà été fixée à mardi.

L'avion le transportant doit atterrir à Rotterdam, d'où l'accusé sera escorté par la police vers le centre de détention de la Cour pénale internationale à Scheveningen, le quartier balnéaire de La Haye, à environ 25 kilomètres de là, selon une source proche de la Cour.

Le général rebelle de République démocratique du Congo (RDC), Bosco Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité, se trouvait lundi à l'ambassade américaine au Rwanda, après avoir fui l'est de la RDC, ont annoncé Kigali et Washington.

Le Département d'Etat a confirmé lundi soir à Washington que M. Ntaganda était arrivé dans la matinée à la représentation américaine dans la capitale rwandaise et "avait demandé son transfert à la CPI à la Haye".

 

Le général rebelle Bosco Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité et qui se cachait dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), est passé au Rwanda, selon le gouvernement congolais qui a demandé à Kigali de ne pas le protéger.

Le général mutin "a traversé hier (samedi)" et "il est au Rwanda aujourd'hui", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende.

Rebelle devenu général de l'armée de RDC, puis radié et repassé à la rébellion, Bosco Ntaganda fait l'objet depuis 2006 de deux mandats d'arrêts de la CPI pour des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre, notamment l'enrôlement d'enfants soldats et des viols, commis dans les régions de l'Ituri (nord-est de la RDC) et du Kivu (est) au début des années 2000. Réputé sans pitié, il est surnommé "Terminator".

Le principal opposant en République démocratique du Congo, Etienne Tshisekedi, de retour dimanche d'Afrique du Sud, a été accueilli à son arrivée à Kinshasa par la police qui a empêché ses partisans de manifester et l'a raccompagné directement à son domicile, a constaté l'AFP.

L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principale formation d'opposition, avait appelé ses partisans à "se mobiliser totalement" pour accueillir leur chef, de retour d'Afrique du Sud où il était parti le 25 février.

Un grand meeting avait également été annoncé sur une place de la capitale et M. Tshisekedi, 80 ans, devait s'y "adresser au peuple congolais", selon l'UDPS.