Brèves et dépêches
jeudi décembre 03, 2020
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Le président du parti MDCO, Mouvement des démocrates congolais et membre de l'oposition, Gabriel Mokia, a comparu, jeudi, devant le tribunal de paix (Tripaix) de Kinshasa- Gombe. Il est poursuivi pour outrage contre le chef de l’Etat. Mais, pour la défense, le tripaix est incompétent pour siéger en matière d’outrage contre le chef de l’Etat. Cette matière relève de la compétence de la cour de sûreté de l’Etat qui n’existe plus en RDC, a fait savoir l’avocat de prévenu, l’avocat Etienne Lombela, qui a interjeté appel au tribunal de grande instance, rapporte radiookapi.net

Le président sud-africain Jacob Zuma a célébré lundi, à 67 ans, son cinquième mariage lors d'une fête traditionnelle dans son village natal, devenant ainsi l'époux de trois femmes après un divorce et un veuvage.

La cérémonie d'"udendwe", qui correspond en zoulou à la présentation de la fiancée aux anciens et aux esprits des ancêtres, a eu lieu à l'écart des médias dans son fief de Nkandla, au coeur de la province du KwaZulu Natal (est).

Elle a conclu un processus entamé il y a plus de deux ans, quand Jacob Zuma avait payé la lobola (dot) pour obtenir la main de Tobeka Madiba, une femme de trente ans sa cadette avec laquelle il a trois enfants.

L'élite économique et politique du pays avait été invitée à leurs noces tout comme des centaines d'habitants des environs, qui arboraient les tenues traditionnelles de perles colorées, peaux de bêtes, boucliers ouknobkerries (massues).

La lave du volcan Nyamulagira, situé à 22 km de la ville de Goma dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), continuait d'avancer dans la forêt dimanche, plus de 24 heures après l'éruption, selon l'Observatoire volcanologique de Goma (OVG).

"L'activité reste soutenue (...) La lave a avancé de 750 m par rapport à hier (samedi). A partir de lundi la vitesse va augmenter parce que la topographie devient une pente alors que jusque-là c'était la plaine", a déclaré à l'AFP Karume Katcho, directeur général de l'OVG.

"La lave est en train de brûler la forêt (du Parc national des Virunga). Nous estimons à dix hectares la partie qui sera brulée jusqu'à aujourd'hui", a-t-il précisé.

Le volcan Nyamulagira est entré en éruption samedi peu après 01H00 (Vendredi 23H00 GMT), à la suite d'une cassure de roches suivie d'une coulée de la lave.

Cette coulée, "d'à peu près 15 m de largeur", se dirige vers le sud-ouest et se trouve "à 11 km de la route" qui relie Goma à la localité de Sake et pourrait l'atteindre "d'ici 17 jours, si cela continue", a estimé M. Katcho, qui a survolé la zone dimanche matin.

Le volcan Nyamulagira et son voisin Nyaragongo, situé à moins d'une dizaine de km au nord, se trouvent dans la chaîne volcanique des Virunga, qui appartient à la branche ouest du rift est-africain.

Les deux dernières éruptions du Nyamulagira remontent à mai 2004 et fin novembre 2006, et n'avaient pas toucher d'habitations.

Les deux volcans se trouvent dans le Parc national des Virunga, classé au patrimoine mondial par l'Unesco et qui abrite diverses espèces de mammifères, de reptiles et d'oiseaux.

Selon M. Katcho, l'éruption provoque la projection de "cendres et de cheveux de Pélé (fibres de verres volcaniques), qui sont très nuisibles pour la santé des animaux car ils perforent les estomacs, les intestins du bétail".

"Il y a un risque pour la population" si elle consomme de l'eau contenant ces particules, a-t-il ajouté.

"Pour le moment il y a une destruction assez importante de la forêt primaire. Il y a une population de chimpanzés qui est dans la zone mais qui n'a pas été atteinte jusqu'à présent", a précisé à l'AFP Emmanuel de Mérode, le directeur du Parc national des Virunga. (voir le reportage de CCTV).

 

 

La Commission d'enquête sur le massacre du 28 septembre au stade de Conakry a rendu un rapport accablant pour les plus hautes autorités guinéennes, qu'elle accuse de crimes contre l'humanité justifiant la saisine de la Cour pénale internationale (CPI).

"Il est raisonnable de conclure que les crimes perpétrés le 28 septembre 2009 et les jours suivants peuvent être qualifiés de crimes contre l'humanité", affirme le rapport de cette Commission internationale nommée par l'ONU, publié lundi et transmis au Conseil de sécurité.

Le 28 septembre, les forces de défense et de sécurité avaient battu, poignardé et tué par balles des opposants au régime militaire, rassemblés dans le plus grand stade de Conakry pour réclamer que le président autoproclamé depuis décembre 2008, le capitaine Dadis Camara, ne se présente pas à l'élection présidentielle.