Brèves et dépêches
vendredi décembre 04, 2020
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Le massacre et les viols perpétrés le 28 septembre à Conakry par les forces de sécurité "constituent vraisemblablement des crimes contre lhumanité", juge Human Rights Watch, en conclusion de son rapport détaillé sur les faits, publié jeudi et transmis à l'AFP à Dakar.

Au premier rang des personnes dont la responsabilité pénale doit être examinée, l'ONG cite le capitaine Moussa Dadis Camara, président autoproclamé de la Guinée depuis la prise de pouvoir par l'armée en décembre 2008.

Le procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité de l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba s'ouvrira le 27 avril 2010 devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, a annoncé jeudi celle-ci.

"La Chambre de première instance III de la Cour pénale internationale (CPI) a fixé la date douverture du procès dans laffaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo au mardi 27 avril 2010", a indiqué la CPI dans un communiqué.

Jean-Pierre Bemba, 47 ans, est accusé notamment de meurtres, viols et pillages commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), entre octobre 2002 et mars 2003 en Centrafrique. La milice était venue y appuyer le président centrafricain de l'époque, Ange-Félix Patassé, pour contrer un coup d'Etat.

Le gouvernement américain juge "inexcusable" que l'ancien chef rebelle Bosco Ntaganda, qui a rallié les autorités de la République démocratique du Congo (RDC), n'ait pas été transféré à la Cour pénale internationale (CPI), a indiqué lundi un haut responsable.

Le gouvernement congolais a annoncé la semaine dernière ne pas être favorable "pour l'heure" à l'arrestation de Bosco Ntaganda, accusé de crimes de guerre, notamment pour l'enrôlement d'enfants en 2002-2003 en Ituri (nord-est).

Des policiers m'ont réveillée à 4H00, ils ont déchiré ma carte de résident, m'ont emmenée dans un cachot où j'ai été violée, avec d'autres femmes" avant d'être expulsée, raconte Bibi, une Congolaise refoulée brutalement d'Angola vers la RD Congo début octobre.

Selon l'ONU, plus de 16.000 Congolais ont été recensés dans la Bas-Congo (ouest), expulsés d'Angola depuis août, surtout de l'enclave du Cabinda, située entre la RDC et le Congo-Brazzaville sur l'océan Atlantique. En réaction, la RDC a entamé fin septembre l'expulsion de milliers d'Angolais.

Ces opérations se sont accélérées de chaque côté ces derniers jours, mais mardi les deux pays ont décidé conjointement de les suspendre.