Brèves et dépêches
dimanche décembre 17, 2017
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La rébellion congolaise du M23 a amorcé mercredi son retrait de Goma, selon l'ONU et des témoins, pour se replier au nord de cette ville de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), un préalable posé par Kinshasa avant toute négociation de paix.

Les premiers mouvements semblaient cependant surtout concerner du matériel. Le repli des troupes elles-mêmes vers les positions d'origine de la rébellion, dans la région de Rutshuru, ne devait débuter que jeudi, a expliqué à l'AFP le chef militaire du M23, Sultani Makenga.

Mercredi matin, des habitants ont dit avoir "vu plusieurs dizaines de camions" réquisitionnés par les rebelles, "quitter Goma avec des vivres et des munitions" pour se diriger vers Rutshuru, a déclaré à l'AFP un responsable local.

Débordant de rebelles en armes, un camion circule lentement dans le centre de Goma. "Mais dans quel pays sommes-nous?", s'interroge une jeune habitante de cette ville stratégique de l'Est de la République démocratique du Congo, (RDC) tombée mardi, quasiment sans combats, sous le contrôle des mutins du M23.

Ils sont arrivés mardi matin par la route de l'aéroport, sous une pluie battante qui tombait sur la ville située au bord du lac Kivu. A leur entrée dans Goma, quelques échanges de tirs d'armes légères ont été entendus. Puis les habitants ont vu les soldats de l'armée régulière disparaître des rues, tout comme les policiers.

Dès la mi-journée, plus eu aucune détonation ne retentit. Enfant et adultes qui s'étaient terrés à l'abri des maisons ressortent dans les rues, curieux, et la ville de plus de 300.000 habitants recommence à s'animer.

Les rebelles du M23 sont entrés mardi dans Goma, capitale régionale du Nord-Kivu dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), une première depuis la conquête de cette ville stratégique aux mains de rebelles soutenus par le Rwanda en 1998.

A Kinshasa, le président congolais Joseph Kabila a aussitôt lancé un appel "au peuple ainsi qu'à toutes les institutions" à se mobiliser contre l'agression dont la RDC se dit victime de la part du Rwanda voisin. "Je demande la participation de toute la population à défendre notre souveraineté", a-t-il dit.

A Goma, où la situation militaire demeure confuse, l'armée régulière congolaise est en train de se retirer de la ville, selon une source militaire occidentale.

Seule une "arrière garde" "des Forces armées (FARDC) se trouve encore en ville, les blindés ont déjà quitté la ville. Ce retrait n'a été confirmé par aucune source congolaise.

Les affrontements ont repris lundi entre les rebelles et l'armée congolaise, par des échanges de tirs d'obus aux portes de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), à la frontière avec le Rwanda qui a accusé la RDC de l'avoir "délibérément" bombardé, ce que Kinshasa a aussitôt démenti.

Le mouvement rebelle congolais du M23, qui avait défait l'armée dimanche et pris position à seulement quelques kilomètres du centre de Goma, a repris lundi après-midi ses tirs, après que le gouvernement de Kinshasa eut refusé de négocier avec lui.