Brèves et dépêches
dimanche décembre 17, 2017
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Militaires, autorités et civils congolais ont commencé dimanche à fuir Goma, la capitale régionale du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) étant aux portes de la ville, a-t-on appris de sources concordantes.

"Beaucoup de militaires et d'autorités (de la province) sont partis" de Goma, a déclaré à l'AFP par téléphone une source onusienne, qui attendait à un point de ralliement mis en place dans la ville par l'ONU pour ses personnels.

Une source humanitaire occidentale a évoqué une "débâcle des forces armées de RDC qui évacuent la ville de Goma".

La rébellion congolaise du Mouvement du 23 mars (M23) a déclaré dimanche à l'AFP être "aux portes" de Goma et prête à repousser "très loin" l'armée qu'elle affronte dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

L'armée congolaise a par ailleurs affirmé que les combats qui l'opposent à la rébellion ont atteint dimanche le camp de déplacés de Kanyarucinya, à une dizaine de kilomètres de Goma, ce que la rébellion a démenti.

"En ce moment, nous sommes à Kibati, à 5 kilomètres de Goma. (...) Nous ne sommes pas dans la ville de Goma. Ce n'est pas notre ambition de prendre Goma. Si toutefois l'armée de Kabila (le président) nous attaque, nous allons poursuivre l'ennemi jusqu'à ce qu'il soit rejeté très loin de Goma", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole militaire des rebelles.

Les combats entre la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) et l'armée de la République démocratique du Congo (RDC) ont repris jeudi près de Goma, dans l'est du pays, les rebelles accusant l'armée d'avoir enfreint la trêve qui durait depuis trois mois.

Ces combats ont fait 51 morts et 3 blessés dans les rangs du mouvement rebelle, a annoncé en début de soirée M. Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement à Kinshasa.

La Belgique a suspendu sa coopération militaire avec le Rwanda après sa mise en cause par l'ONU pour son soutien à une rébellion active dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé dimanche le chef de la diplomatie belge Didier Reynders.

"La Belgique suspend sa coopération militaire avec Kigali", a annoncé M. Reynders dans un message sur son compte Twitter.

"On ne va pas former des militaires qui pourraient contribuer à la déstabilisation" de la République Démocratique du Congo, a-t-il expliqué à l'agence Belga.

Le chef de la diplomatie belge a précisé que la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE le 19 novembre examinerait la question de sanctions contre Kigali.