Brèves et dépêches
samedi août 19, 2017
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Le président congolais Joseph Kabila, crédité lundi par la presse congolaise du bon déroulement du sommet de la Francophonie à Kinshasa, ne sort pas forcément renforcé de cette réunion, marquée par ses rapports glaciaux avec le président français François Hollande venu insister sur le déficit de démocratie.

"Pari gagné", "défi relevé", "bravo M. Kabila", titraient lundi les journaux proches du pouvoir. "Pour la première fois, les images d'une République démocratique du Congo (RDC) sortant de son long coma sont venues réhabiliter aux yeux de l'opinion un pays qui passait pour être parmi les plus grabataires du monde", assurait ainsi L'Observateur.

 

Trois jours avant sa première visite en Afrique, le président François Hollande a haussé le ton, mardi, vis-à-vis de Kinshasa, jugeant la situation démocratique en République démocratique du Congo (RDC) "tout à fait inacceptable".

Au côté du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, en visite à Paris, le président français a vivement critiqué la politique de l'immense pays d'Afrique centrale présidé par Joseph Kabila depuis l'assassinat de son père, Laurent Désiré, en 2001.

Un tribunal belge a débouté mercredi l'ancien chef de la police de la République démocratique du Congo (RDC), qui réclamait l'interdiction de l'affiche du film sur l'assassinat du militant congolais des droits de l'Homme Floribert Chebeya, du réalisateur belge Thierry Michel.

L'ex-chef de la police congolaise, le général John Numbi Banza Tambo, actuellement suspendu, avait saisi le tribunal des référés de Liège, dans le sud-est de la Belgique, car sa photographie figure au centre de l'affiche du film L'affaire Chebeya, un crime d'Etat.

 

Un nouveau mini-sommet des pays des Grands Lacs a une nouvelle fois échoué samedi à Kampala à définir les contours d'une force neutre devant être déployée dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), en proie à une nouvelle poussée de violences depuis le printemps.

La nouvelle rencontre des dirigeants des pays de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) était la troisième en deux mois consacrée à la crise en RDC.