Brèves et dépêches
jeudi novembre 21, 2019
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Les forces de défense et de sécurité de la République démocratique du Congo ont commis de "graves violations" des droits de l'homme, notamment des tueries et détentions arbitraires, lors des violences électorales de fin 2011, selon un rapport publié mardi par l'ONU.

Kinshasa, par la voix du ministre de la Justice Emmanuel Luzolo Bambi, a rejeté ce rapport du Bureau conjoint de l'ONU aux droits de l'homme (BCNUDH), dénonçant son "caratère sélectif et partisan". Il "ne semble avoir comme visée que de ternir l'image des pouvoirs publics congolais", a-t-il affirmé.

 

Trois personnes, dont Augustin Katumba Mwanke, considéré comme l'éminence grise du président de la République démocratique du Congo et deux membres d'équipage américains, sont mortes dimanche dans l'accident de leur avion à Bukavu (est), a-t-on appris de source aéroportuaire.

"Il y a trois morts: deux membres d'équipage américains et un passager", M. Katumba Mwenke, a déclaré un responsable à l'aéroport de Bukavu, ajoutant que l'avion transportait 8 passagers.

Le ministre congolais des Finances Augustin Matata Ponyo, le gouverneur du Sud-Kivu (est) Marcelin Tshisambo et Antoine Ghonda, ancien "ambassadeur itinérant" du président Kabila, qui se trouvaient dans l'avion, ont été blessés, certains grièvement, a indiqué une source à la présidence.

 

L'opposant Etienne Tshisekedi, qui a rejeté la réélection de Joseph Kabila et s'est autoproclamé président "élu" de la République Démocratique du Congo, a prêté "serment" vendredi chez lui à Kinshasa, après que la police a réprimé toute tentative de rassemblement de ses partisans en public.

Tôt le matin les autorités ont déclaré interdite la manifestation prévue au stade de Martyrs à partir de 10H00 (09H00 GMT) lors de laquelle l'opposant de 79 ans devait "prêter serment" devant "le peuple congolais", comme il l'avait annoncé lui-même dès dimanche.

Les avocats du candidat à la présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) Vital Kamerhe, qui demande l'annulation du scrutin pour fraudes, ont dénoncé jeudi "une parodie de justice" et ont quitté l'audience de la Cour suprême de justice (CSJ), a constaté l'AFP.

Les avocats de l'ex-président de l'Assemblée nationale congolaise ont accusé la CSJ de n'avoir pas transmis aux autres candidats leur requête en annulation du scrutin.