Brèves et dépêches
vendredi janvier 22, 2021
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La force française Licorne a de nouveau frappé mercredi soir à  Abidjan des objectifs militaires à la résidence où se terre le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, qui refusait toujours de se rendre, quelques heures après un assaut manqué des forces d'Alassane Ouattara.

Alors que lundi soir des bombardements de la France et de l'ONU - sur la résidence, notamment - avaient fait s'écrouler l'essentiel du régime, mais sans obtenir que M. Gbagbo jette l'éponge, les tirs de mercredi soir sont survenus à l'occasion d'une exfiltration réussie de l'ambassadeur du Japon.

 

Les forces du président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara ont lancé mercredi à Abidjan l'assaut final contre le bunker où est retranché le chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo, après l'échec des négociations pour arracher sa reddition.

"On va sortir Laurent Gbagbo de son trou et le remettre à la disposition du président de la République", a annoncé à l'AFP Sidiki Konaté, porte-parole de Guillaume Soro, Premier ministre de M. Ouattara.

 

Les "conditions" du départ de Laurent Gbagbo sont "la seule chose qui reste à négocier" après l'effondrement du régime du président sortant ivoirien, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie française Alain Juppé sur la radio France Info.

"Nous avons demandé à l'Onu de lui garantir son intégrité physique, ainsi qu'à sa famille (...) et d'organiser les conditions de son départ. C'est la seule chose qui reste à négocier désormais", a déclaré le ministre.

 

Le président ivoirien sortant  Laurent Gbagbo refusait toujours mardi de reconnaître sa défaite malgré l'écroulement de son régime et la demande de cessez-le-feu de son armée, assommée par des frappes de la France et de l'ONU avant l'avancée des forces d'Alassane Ouattara.

Alors que la France et l'ONU exigent qu'il signe un document dans lequel il renonce au pouvoir et reconnaît son rival comme président, il a averti qu'il n'en était pas question.

"Je ne reconnais pas la victoire de Ouattara. Pourquoi voulez-vous que je signe ça ?", a-t-il lancé mardi lors d'un entretien sur la chaîne française LCI.