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samedi juin 23, 2018
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Certains de nos politiciens ont fini par savoir que le soutien dont jouit alias ''Joseph Kabila'' auprès de ''la communauté occidentale'' tient encore. Malheureusement, ils entretiennent une confusion terrible entre ''les anglo-saxons'' et ''la communauté internationale''. Et savoir n'est rien, comme disait Martin Gray, si ce que vous savez ne devient pas votre sang.

Comment peuvent-ils, d'une part, prétendre qu'ils savant le les lobbyistes d'alias ''Joseph Kabila'' ont fait du ''bon boulot'' à Washington, en Israël et à Londres ; et d'autre part, faire montre d'un larbinisme et d'un syndrome de Stockholm inimaginables en évitant de dire la vérité à nos populations. Que du temps perdu ! Ce larbinisme et ce syndrome de Stockholm poussent plusieurs d'entre nous à s'enfermer dans une autoflagellation sans fin.

Qui initiera une thérapie collective pouvant nous guérir de ces maux afin que refusant le sens dévoyés des mots, nous puissions, collectivement, émerger à un véritable débat sur les tenants et les aboutissants de la guerre raciste et de basse intensité menée contre le Congo-Kinshasa afin d'entrevoir des pistes idoines de sortie à la fois de la crise de sens, de la crise de légitimité, du larbinisme et du syndrome de Stockholm ? Que du temps perdu ! Prisonniers de cette crise multiforme et de ces maladies psychologiques, nous sommes plusieurs à torpiller les efforts de lecture historique nécessaire à notre thérapie collective.

Les historiens, les psychologues, les psychanalystes et les psychothérapeutes congolais devraient être appelés au secours. Nous sommes un pays majoritairement malades. Des hommes et de femmes sains d'esprit n'iraient pas demander à leurs bourreaux de leur indiquer des issues aux misères anthropologiques qu'ils entretiennent par les sous-traitants et autres sous-fifres interposés. S'agenouiller et ramper face aux photos de ces proxys, les appeler ''leurs excellences'', en faire des ''conseilleurs'', etc. et être applaudis par les masses congolaises, c'est tout un monde à l'envers.

Quand les miens et moi-mêmes proposions certaines lectures ( ''Noir Canada'', ''Ces tueurs tutsi au cœur de la tragédie congolaise'', '' Europe. Crime et censure au Congo. Les documents qui accusent'', ''Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique'', ''Paix et châtiment. Les guerres secrètes de la politique et de la justice internationale'', ''L'Occident terroriste. D' Hiroshima à la guerre des drones'', ''Chasseurs de matières premières'', ''La médiocratie'', ''Le totalitarisme pervers'', etc. ) ou des documentaires ( ''Le conflit au Congo. La vérité dévoilée'', ''L'Afrique en morceaux'', Rwanda's untold story, etc.), nous étions moqués, tournés en bourriques, insultés, ridiculisés. L'unique slogan valant l'adhésion des fanatiques, thuriféraires, tambourinaires et autres applaudisseurs était : ''Kabila dégage !'' Que du temps perdu !

Maintenant que plusieurs initiateurs de ce ''slogan'' avouent eux-mêmes qu'ils subissent des pressions énormes pour qu'une ''TSK'' (une Transition Sans Kabila) ne puisse pas être envisageable, espérons qu'ils pourront changer de disque. Ou ils passent à ''la cohabitation'' comme l'a dit une fois le Docteur Loseke, ou ils mentent au peuple en continuant avec le même slogan (''Kabila dégage''), ou ils rejoignent les peuples déjà engagés dans la lutte contre l'impérialisme anglo-saxon.

Pourtant, ils ont été, à plusieurs reprises avertis. Un texte comme celui d'Arnaud Zajtman, après les élections-pièges-à-cons de 2011, aurait pu les pousser à orienter autrement notre lutte collective.

Voici le texte pour ceux et celles qui ne l'ont pas encore lu :http://www.lalibre.be/debats/opinions/il-est-moins-une-a-kinshasa-51b8e0b5e4b0de6db9c48067.

De plus en plus, je suis convaincu, à la suite de Simon Bolivar qu'ils (les anglo-saxons) dominent plus par l'ignorance que par la force.

 

 

Babanya Kabudi

Génération Lumumba 1961