Dossiers
samedi juillet 21, 2018
Register

''Ils nous dominent plus par l'ignorance que par la force'' S. BOLIVAR

Alias ''Joseph Kabila'' mène une ''guerre sans merci'' contre sa véritable identité dans un contexte où ses identités d'emprunt lui permettent de jouer ''un jeu'' de ''nègre de service'' et de gagner énormément d'argent. Tenir le coup au cours de cette ''guerre sans merci'' livrée contre sa véritable identité lui exige des moments de haine de soi et de haine d'autrui. Et il tue ou orchestre des massacres et des assassinats.

Présenté comme ''le fils biologique'' de Mzee Kabila, il semble jouer le rôle de ''Brutus'' après l'assassinat de ce dernier. Il va à la rencontre de Paul Kagame (accusé par ses ex-collaborateurs d'avoir participé de près ou de loin à cet assassinat) sous le parrainage de G.W. Bush.

Sur cette question, voici ce que Pierre Péan écrit :'' Pourtant, dix jours après la mort de son géniteur, il devient son successeur, et quatre jours plus tard il rencontre à Washington le président Bush et Paul Kagame en marge du National Prayer Breakfast, après avoir été reçu par le président français.''

Il ajoute : ''L'acceptation par Joseph Kabila d'une rencontre avec Paul Kagame, l'ennemi le plus acharné de son père, fournit un indice important pour lever un pan du mystère Joseph Kabila. D'autant que l'impacte de cette rencontre est rehaussé par une décision, en date du 1er février, d'abandonner la plainte que le défunt président avait déposée devant la Cour Internationale de justice à La Haye contre l'agression rwando-ougandaise de la RDC, après le 2 août 1998.'' (Une plainte n'ayant pas la chance d'aboutir eu égard au rôle de ''la justice dite internationale'' dans ''les guerres secrètes de la politique et de la justice internationales'').

Pour des compatriotes amnésiques, ''l'affirmation suivante du docteur Helmut Strizek me semble pertinente, écrit encore Pierre Péan : '' Après la mort de Laurent-Désiré Kabila, Kagame obtiendra de ses alliés américains et européens- l'intervention de l'Eufor au Congo est à situer dans ce contexte- que le Congo soit dirigé par ''un jeune homme inoffensif'', en la personne de Joseph Kabila. Ceci permettrait au Rwanda de faire main basse sur les richesses du Congo et à Kagame d'être sûr que le danger, dans la lutte contre le pouvoir dictatorial, ne viendra pas de la République Démocratique du Congo.'' Cette affirmation du docteur Helmut Strizek est corroborée par une intervention de Jean-Luc Schaffhauser au Parlement Européen (https://www.youtube.com/watch?v=5Ca5M6Txigw&t=21s).

L'intervention de Jean-Luc Schaffhauser dure moins de deux minutes. Elle dit d'où vient ''alias Joseph Kabila'', ce ''Brutus'', ce ''jeune inoffensif'', ce ''jeune homme manipulable'' pour les intérêts des multinationales. Elle dit que l'ordre d'assassiner Laurent-Désiré Kabila a été demandé à Washington. Et que cela est intervenu quand il a voulu, en ''patriote'', effectuer sa mue afin de servir son pays (et rompre avec ceux qui avaient été le chercher pour envahir le Congo-Kinshasa).

''Ce jeune homme manipulable'' veut se faire passer pour ''un Raïs 100%''. Ce sobriquet est ''son nom'' de la scène du théâtre qu'il joue au cœur de l'Afrique. Il fait aussi croire à ceux qui veulent l'entendre qu'il est ''un officier militaire'' (de pacotille ) !

En 2007, donnant une interview à Jeune Afrique, il avait affirmé qu'il ne touchera pas à ''la Constitution'', que celle-ci est ''sacrée'', que ''le pouvoir use et qu'il faut savoir quitter''. Cherchant à savoir s'il n'allait pas faire comme ''les autres'', il avait répondu : ''Joseph Kabila n'est pas comme les autres. J'ai donné ma parole d'honneur (…). Je vous donne ma parole d'officier. Que voulez-vous de plus ?'' (http://www.ingeta.com/le-devoir-de-memoire-un-exercice-difficile-et-salutaire-pour-le-congo-de-demain/)

En 2018, qui peut encore croire que ce ''monsieur'' sait ce que signifie 'avoir le pouvoir'', ''donner une parole d'honneur'' ou ''donner sa parole d'officier'' ? Il est difficile, voire impossible, d'avoir ''une parole d'honneur''ou ''le pouvoir'' sous des ''identités d'emprunt'' . Celles-ci servent dans un jeu (théâtral) où la marionnettisme est la règle. Alias Joseph Kabila est donc une marionnette jouant plusieurs rôles : ''Cheval de Troie de Kagame'', ''jeune inoffensif pour le Rwanda'', ''jeune manipulable pour les multinationales'', '' Raïs 100% pour plusieurs flatteurs et politicards congolais'', ''Président de la République'' pour ses parrains et thuriféraires, ''criminel de guerre et criminel contre l'humanité'' pour plusieurs de ses victimes congolaises, ''criminel économique'' dont ''les hauts faits'' sont décrits par Bloomberg (https://www.voaafrique.com/a/empire-economique-de-la-famille-kabila-lui-rapporte-une-fortune/3637293.html).

De quoi alias Joseph Kabila est-il réellement le nom ? Il est ''le nom de la guerre économique'' que les multi et les transnationales se livrent entre elles et de ''la guerre perpétuelle'' que leurs petites mains anglo-saxonnes livrent aux Congolais(es) éveillé(e)s au cœur de l'Afrique.

Au cours de cette double et même guerre, la période des élections bidons est celle de l'intensification de la violence permettant aux multi et transnationales de faire des profits mirobolants en bradant les ressources du sol et du sous-sol congolais par ''leur jeune homme manipulable interposé'' et d'écraser les velléités des solidarités congolaises résistantes.

Au cours de cette période, certains articles des médias dominants doivent être lus attentivement. Souvent, ils contribuent à remettre ce ''Brutus'' et ce ''jeune manipulable'' au cœur des débats congolais et à convaincre les résistants congolais indécis que les élections-pièges-à-cons peuvent être une issue heureuse à la crise de sens et à la crise anthropologique dans lesquelles le pays est plongé depuis 1885. Ne s'occuper de ce ''faux officier'' peut se révéler une perte de temps et d'énergie terrible ! Ses identités théâtrales sont ''les noms'' de ses parrains et lobbyistes. De lui et par lui-même, il ne représente que l'affairisme, la dépolitique errante, le vide de la pensée et le vide idéologique ; la mort. Mais aussi ''le mensonge systémique'' et le triomphe de ''la médiocrité''.

Plusieurs d'entre nous ont déjà oublié qu'il a dit qu'il mourra d'une balle dans la tête ! Ses petits moments de lucidité l'aident à comprendre qu'il est mal dans ses identités d'emprunt. Mais il n'est pas maître du service commandé qu'il exerce. Opérer sous des identités d'emprunt est épuisant. D'où son recours aux ''réconfortants'', semble-t-l.

Eviter de poursuivre le travail d'identification des tireurs de ficelles et d'organiser, petit à petit, la résistance congolaise et croire dans le miracle des élections-pièges-à-cons est une bêtise.

Un livre parmi tant d'autres (''Les réseaux Soros à la conquête de l'Afrique. Les réseaux d'influence à la conquête de l'Afrique'') vient à notre secours en citant nommément ''les acteurs pléniers'', les ONG et les stratégies du ''hard, smart et soft war'' auxquelles ils ont recours pour faire du Congo-Kinshasa leur chasse-gardée. Il est récent. Lisons-le et partageons au lieu de gaspiller notre temps à parler du ''faux raïs 100%''.

Il y a une urgence : sortir de la dépolitique errante et remettre les cerveaux à l'endroit en revisitant notre mémoire collective et en refaisant de la bonne politique. C'est-à-dire cet art de participer à l'édification de notre cité congolaise par le débat, la délibération et la décision collective conduisant à poser des actions, solidaires, concertées et volontaristes indispensables à notre ''bien vivre''. Tel devrait être l'un des objectifs de l'organisation de nos solidarités résistantes contre l'ordre cannibale du Congo-Kinshasa dont alias Joseph Kabila et sa kabilie sont les noms.

 

Babanya Kabudi

Génération Lumumba 1961