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jeudi novembre 21, 2019
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Un ''Cheval de Troie'' de Paul Kagame entre au Congo-Kinshasa par effraction. Il initié avec ses soutiens étrangers et congolais un processus affairiste vicié et vicieux. Il pille le pays et ses terres.

Il est cité dans le rapport Kassem (2002) parmi ''les nouveaux prédateurs''. Il corrompt une portion importante de Congolais qu'il met à ''une caisse de résonance '' dénommée ''parlement''. Il falsifie ''les lois'' et/ou les font tailler à sa mesure. Ayant pris conscience du danger qu'il a encouru aux ''élections-pièges-à-cons'' de 2006 avant que Jean-Pierre Bemba n'accepte l'inacceptable, il change les règles du jeu. De deux tours, ces élections (présidentielles) passent à un seul tour.

En 2011, nous oublions cette falsification du principe d'élection au suffrage universel et nous avalisons ''sa victoire'' en accusant ''l'opposition'' d'être allée aux élections en ordre dispersé.

Arnaud Zajtman est révolté. Il écrit ''il est minuit moins une à Kinshasa'' (https://www.lalibre.be/debats/opinions/il-est-moins-une-a-kinshasa-51b8e0b5e4b0de6db9c48067)
Plusieurs d'entre nous refusent de le lire. Ils optent pour l'autoflagellation. D'autres estiment qu'il y a eu ''un pacte républicain'' signé en Afrique du Sud et auquel tout le monde doit obéir. Valentin Mubake dément cela. Il nous informe qu'en Afrique du Sud, à Sun City, il a été imposé à Thabo Mbeki d'imposer ''Joseph Kabila'' aux Congolais. Il crie dans le désert. Il est même accusé d'être ''un aigri'' et ''un jaloux''. Au lieu de l'écouter, nous lui préférons Mende qui nous dit : ''Le président de la République nous a dit qu'en 2016, il y aura une passation de pouvoir civilisé entre un président entrant et un président sortant''. En 2016, il n'y a rien. Ezo teya biso te. Les élections-pièges-à-cons sont programmées pour 2018 après qu'André Mbata et plusieurs autres compatriotes se soient battus pour prouver que le Congo-Kinshasa sans ''Joseph Kabila'' ne connaîtra pas ''d'inanition'' comme le prétendait Evariste Boshab.

La première date prévue pour ces élections n'est pas respectée. ''L'opposition politique'' se plie.

Une deuxième date est prévue. Des pans entiers du pays sont exclus des élections-pièges-à-cons prévues à cette date. Le pire : la proclamation des résultats est prévue avant l'organisation de ces élections dans les contrées exclues pour des raisons de violence orchestrée par ''la kabilie''.

Si nous acceptons cela, c'est signe que nous y trouvons ''notre part'' ; que nous sommes des cons. Alors, après, ne nous plaignons pas d'être traités comme des cons.

Kambale Musavuli nous a averti : ''Joseph Kabila'' compte sur ''sa légitimité extérieure''https://www.lecongolais.cd/les-lobbyistes-de-kabila-purifient-son-image-a-letranger-et-sa-repression-au-congo-continue/?fbclid=IwAR2b7Mir9yhiRorL69RnHnRebh5j07ksXGe6ilJ9Ctyq1fBYBwkwrXFNd8E) et nous continuons à appeler cet ''extérieur'' au secours. Comment pouvons-nous nous étonner d'être traités comme des cons ? A quelques exceptions près, bien sûr. Si nous acceptions de nous plier aux caprices de ''la kabilie'' pour aller aux élections-pièges-cons sans les pans entiers de notre pays exclus, cela signifie que nous sommes des cons.

 

Babanya Kabudi

Génération Lumumba 1961