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lundi mars 30, 2020
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Zoé Kabila Mwanza Mbala, 32 ans, frère de Joseph Kabila Kabange, est engagé dans une folle course à l’enrichissement et contribue à travers ses nombreuses activités maffieuses à la criminalisation de l’économie nationale. Député élu de Manono aux dernières législatives de novembre 2011, Zoé Kabila ne se contente ni des participations à hauteur de 30 voire 40% qu’il détient dans plus d’une entreprise minière au Katanga dont les gestionnaires sont des Sud-Africains, ni du commerce du coltan de Walikale dont l’exportation est assurée par ses propres avions cargos, des Antonov 32 améliorés basés à Goma.

En effet, pour ce qui est du coltan exploité artisanalement par ses obligés, c’est quand le stock est important que les avions cargo basés à Goma partent, avec à bord des produits manufacturés dont la bière destinés aux travailleurs, pour Walikale d’où la marchandise est chargée et acheminée à l’aéroport secondaire de Mombasa situé en dehors de la ville.

De l’aéroport secondaire de la deuxième grande ville du Kenya, les avions cargos de Kabila Mwanza Mbala retournent directement à Goma avec à bord d’autres produits manufacturés.

Comme on peut s’y attendre, dans ce Congo à démocratiser où les enfants « de » Sifa Mahanya règnent comme en territoire conquis, le coltan exporté par Zoé Kabila l’est à l’insu du Centre d’évaluation, d’expertise et de certification des substances minérales précieuses et semi précieuses, CEEC. Cela a pour conséquence que le coltan exporté par le frère de Joseph Kabila n’est pas comptabilisé dans les statistiques officielles. Or, ce trafic est un secret de polichinelle dans l’ex-Zaïre où un certain Kabila Kabange prône pourtant la tolérance zéro !

Homme d’affaires sans titre ni qualité, Zoé Kabila Mwanza Mbala s’est lancé, à la fin de l’année dernière, dans le secteur aérien. A travers une de ses sociétés, Cosha Investment, active dans le secteur minier (industriel) au Katanga, il est entré au capital de la nouvelle compagnie Okapi Airlines, également détenue par African Transport System, une société de manutention créée par le congolais Michel Tshefu.

 

Face au vide laissé depuis belles lurettes par Air Zaïre et LAC et récemment par Hewa Bora, Okapi Airlines s’est employé à occuper « l’espace » en louant pour son vol inaugural, fin 2011, un Boeing 737-400 de la compagnie turque Tailwind Airlines. Les lignes desservies par la compagnie aérienne sont considérées comme les plus rentables : Kinshasa-Goma-Kinshasa, Kinshasa-Kisangani-Kinshasa et Kinshasa-Mbujimayi-Lubumbashi-Kinshasa.

 

Si le coltan exporté par Zoé Kabila n’est pas certifié par le CEEC, il ne serait pas étonnant que les avions que les Congolais, qui ne sont pas dupes, nomment de la « famille présidentielle » ne paient aucune taxe due à la Régie des Voies Aériennes (RVA). A l’instar de la défunte Scibe Zaïre, une société privée qui bénéficiait pourtant des droits aériens dus à la société nationale, Air-Zaïre.

Ainsi va la kabilie.