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dimanche avril 30, 2017
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« Un peuple sans mémoire ne peut pas être un peuple libre. »  D. MITTERRAND

Plusieurs rapports établis sur la sous-traitance de la violence au Congo-Kinshasa existe. Le fait qu'elle soit restée impunie fait croire au ''futur Mandela congolais'' que ''la kabilie'' peut, sans inquiétude, continuer à tuer. Et que cela sera mis sur le compte des Congolaises. Les victimes seront, donc, les coupables. Le monsieur qui tient cette réflexion foireuse croit être plébiscité, demain, comme étant ''le Mandela congolais''. C'est possible....

Enough Project et une étude sur un Etat dit criminel au cœur de l'Afrique (Fin)

Les Congolais(es) ne sont pas sorti(e)s indemnes de 130 ans de vol, de violence et d'impunité institutionnalisés. Plusieurs cœurs  et esprits congolais ont fini par s'y  conformer en optant pour la haine de soi, le sadomasochisme, le larbinisme, etc. Plusieurs autres ont accepté de lutter au prix de leur vie pour une émancipation politique congolaise et panafricaine. Plusieurs autres encore, après avoir pris part à cette lutte, se sont fatigués et ont choisi de jouer le rôle de ''sous-traitants''. Balayer 130 ans de vol, de violence et d'impunité institutionnalisés et ''sous-traités''  en un clin d'oeil est une illusion. Cela prend du temps. Beaucoup de temps. Il s'agit de guérir les cœurs  et les esprits et d'humaniser les institutions pouvant porter leurs efforts d'émancipation politique. Aussi, l'ennemi est là. Il veille. Il ne comprend pas. Il ne se convertit jamais, comme dirait Frantz Fanon.

 

Depuis le 20 octobre 2016, une circule sur Internet En lisant calmement cette étude, il y a lieu de lire qu’elle est ‘’un rapport’’ comme plusieurs autres l’ayant précédé. La nature kléptocratique du régime de Joseph Kabila (et de son prédécesseur) apparaît  déjà dans les premiers rapports des experts de l’ONU. En 2002, le rapport Kassem traitait déjà du ‘’réseau d’élite de prédation’’ auquel plusieurs membres actuels de  ‘’la kabilie’’ participait. En 2006, une étude intitulée ‘’L’Etat contre le peuple’’ dénonçait les crimes économiques commis par ce ‘’réseau’’ et ses clients. Les commissions Lutundulu et Bakandeja, en leur temps, ont fait le même travail documenté. Le rapport Mapping de 2010 a été beaucoup plus documenté que les autres. Il a réussi à enrichir la nature des crimes commis au Congo-Kinshasa de 1993 à 2003. Tout ça pour quel résultat ?  Les crimes économiques, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre commis par les membres de ce ‘’réseau d’élite et leurs alliés’’ sont restés impunis. Pourquoi ?

 

« L'outil le plus puissant que détienne l'oppresseur est la pensée de l'opprimé » S. BIKO

Les temps ne sont pas bons. Il n'est pas rare que les bruits sur la troisième guerre mondiale se fasse entendre. Au Congo-Kinshasa, ce débat est exclu de l'espace public. Le dialogue et le poste du premier ministre de la continuité d'un processus politique vicieux et vicié depuis plus de deux décennies captent toute l'attention. Les luttes pour les terres telles qu'elles se mènent à l'Est et au Centre du pays sont considérées comme des faits divers. Pourtant, ces luttes sont au cœur de ''la guerre par morceau'' que ''la nation exceptionnelle'' et ses alliés conduisent à travers le monde.Elle tient, ''la nation exceptionnelle'', à conquérir et à recoloniser l'Afrique (et le Congo-Kinshasa).Une petite preuve est donnée par l'inscription au budget de son ministère de la défense des dépenses effectuées dans plusieurs pays africains au cours de cette ''guerre par morceau''. Une note d'un article sur l'Afghanistan est très explicite là-dessus (http://www.voltairenet.org/article193625.html. Lire la note de la traductrice).