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mardi octobre 17, 2017
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D'une pierre, il y a lieu de faire plusieurs coups. Produire du courant électrique propre en éduquant à son usage raisonnable, en indiquant que son manque n'a pas permis au pays de produire suffisamment de richesses et de les transformer en produits finis ayant de la valeur ajoutée. Donner de la lumière impliquerait, dans ce contexte, un appel lancé à toutes les filles et tous les fils du Congo-Kinshasa éparpillés à travers le monde et ayant des compétences technologiques à pouvoir retourner au pays pour travailler en réseau avec les jeunes abandonnés massivement à leur triste sort. Cet appel pourrait être étendu à toutes les compétences philosophiques, politiques, culturelles, spirituelles et historiques afin qu'elles apportent leur pierre à la brillance de la lumière de la raison.

Tous ces rapports devraient être archivés. Positivement, ils indiquent que le Congo-Kinshasa violenté et pillé depuis plus de 130 est toujours immensément riche. Naïvement, je crois que cette richesse survivra à tous les charognards et à leurs sous-traitants. Pourquoi ? A force de piller le Congo-Kinshasa, de l'humilier, de le violenter, cela a pousser certaines de ses filles et certains de ses fils à s'engager sur la voie de la culture de la résistance à la fois culturelle, sociale et spirituelle. Cette résistance est en train d'être mise au service de la consolidation d'une identité congolaise avertie.

Si Jean-Marc Kabund et ses amis poussaient leur raisonnement jusqu'au bout en relisant notre histoire collective, il verrait que ''le pouvoir-os'' et ''la force brute'' d'alias Joseph Kabila sont un mensonge. A travers alias Joseph et ''la kabilie'' , c'est le FMI, la Banque mondiale, les multinationales, Kagame, Museveni, etc. qui opèrent. Oui, derrière alias Joseph Kabila et ''la kabilie'', c'est effectivement ''la communauté internationale'' qui extermine les Congolais(es). Pour quels motifs ? Racisme, mépris, cupidité et instinct de domination.

 

''Ils nous dominent plus par l'ignorance que par la force'' (S. BOLIVAR)

Dans ce contexte où tout s'achète et se vend, où sauver les apparences évident de l'être, où la promotion de la fausseté l'emporte sur celle du beau et du bien, faire de la politique devient une entreprise trop exigeante. Cela exige que par le débat, il y ait des cerveaux qui se remettent à l'endroit pour un consensus provisoire salutaire. Et au Congo-Kinshasa, le chemin nous paraît beaucoup plus long que nous aurions pu le croire. Il se pourrait que les intellectuels organiques et structurants, que ''le petit reste'' opère un miracle. Néanmoins, l'ignorance, la superficialité et la fausseté semblent avoir atteint des niveaux inimaginables.