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mercredi juin 28, 2017
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Ils ont voulu nous réduire à notre plus simple expression en disant que nous étions des ''BMW''. Nous avons cru inutilement qu'ils avaient raison. Fous et furieux de voir notre pays conquis par ''de petits pays voisins'', nous avons décréter la fin de la distraction. Nous avons dit que désormais, nous n'allions plus danser au rythme de ''Somo trop''  ou de ''Kalamba wa kapidia mfualanga wa kasungila bantu''. Ne serait-il pas venu le temps de faire le bilan ? Nous ne dansons pas collectivement au rythme de ''Papa Na  Roissy'' et Koffi est invité au Rwanda. Nous le suivons là-bas. N'est-il pas venu le temps de faire le bilan et d'analyser en profondeur le contenu de certains des disques congolais. Ecouter ''Kalamba wa kapidia mfualanga wa kasungila bantu'' (https://www.youtube.com/watch?v=6JYWSzp6d_s)  ou ''Kangulube'' (https://www.youtube.com/watch?v=KyYRjokampA) et danser ensemble, cela peut être porteur de plusieurs messages pour ceux qui comprennent la langue dans laquelle ces deux disques sont chantés. Le chant est un lieu possible de ''la révolution''. Il arrive que le chant congolais résume toute une histoire d'un pan entier de notre peuple. En dehors du message profond livré par ''Kangulube'', ce  chant rappelle les racines tribales et ethniques communes des Katangais et des Balubas de deux Kasaï. Il est comme un appel à la fin  des guerres fratricides instrumentalisées par ''les spécialistes du diviser pour régner''. Au même moment qu'il donne un message, il permet aux villageois sédentaires de dépenser une énergie énormes en dansant de tout leur être.

Contrairement à l'une des thèses les plus soutenues, ce n'est pas d'abord et avant tout les matières premières qui attirent les commanditaires de ''la guerre raciste de prédation et de basse intensité'' menée contre le Congo-Kinshasa et toute la région des Grands Lacs, c'est ''la dégradation de sa matière grise''. Ils ont peur que ce vœu de Lumumba se réalise : « Nous allons montrer au monde ce que peut faire l'homme noir quand il travaille dans la liberté, et nous allons faire du Congo le centre du rayonnement de l'Afrique tout entière. » Ceci fait très peur. Sa réalisation pourrait porter un coup dur au ''complexe de supériorité'' et à ''la condescendance'' qu'il engendre.

Trump s'adresse directement  au peuple de ses électeurs vient corroborer sa devise : « America first ». Les peuples libérés de l'humiliation de l'empire saisissent la balle au bon et en appellent à la fin de l'hégémonie occidentale, à ''l'après l'occident''. A Munich, le ministre russe des Affaires Etrangères a  soutenu ceci : "Aujourd'hui, le centre d'intérêts de la politique extérieure, comme, le centre d'intérêts de chacun de vous, est directement lié à la lutte des idées. Cette lutte consiste notamment à choisir ou à imposer son choix sur des modèles de développement et des valeurs. Nous observons la fin d'une très longue époque, celle de la domination économique, financière et politique de l'Occident historique"

Il arrive que les Congolais(es) de la diaspora travaillant à la compréhension des enjeux de leur pays devant leurs ordinateurs ne jouissent pas toujours d'une bonne appréciation chez certains de leurs compatriotes. Ceux-ci ne cessent de leur demander  de descendre sur terrain. Pour eux, le terrain, c'est le Congo-Kinshasa et nulle part ailleurs. La réduction des lieux de lutte pour un autre Congo à l'espace géographique congolais questionne notre approche collective de l'histoire.