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mardi octobre 17, 2017
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Débiter un beau discours sur Lumumba et inviter ses compatriotes a constituer ''une dynamique contre alias Joseph Kabila'', c'est les induire en erreur. Alias Joseph Kabila est ''un garçon rwandais manipulable et non-offensif'' pour le système néolibéral. Il est ''un pion interchangeable''. Débiter un beau discours sur Lumumba sans un tant soit peu un minimum de connaissance de l'opposition entre le Capital et le Travail et prôner ''un Plan Marshall'' pour le Congo-Kinshasa en le livrant aux tueurs à gages que sont la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, c'est mentir à ses compatriotes et vouloir perpétrer ''le coup d' Etat permanent'' dont ce pays souffre depuis les années 1960.

 

Il se pourrait que plusieurs compatriotes aient oublié que Carla Del Ponte fut procureure au Tribunal Pénale Internationale pour le Rwanda à Arusha et qu'elle a mené une instruction sur cette guerre. Et qu'elle avait comme porte-parole Florence Hartmann. Et que celle-ci a écrit un livre partageant certains ''secrets'' de cette guerre menée dans la sous-région des Grands Lacs Africains intitulé : Paix et châtiment. Les guerres secrètes de la politique et de la justice internationales (2007).

 

 

Pour le moment, les accords de la Saint-Sylvestres sont bloqués. Ils risquent de ne pas atteindre leurs objectifs. Le débauchage réalisé par le camp du ''pouvoir-os'' au cœur du Rassemblement né à Genval a faussé les calculs. Les débauchés ont dévoilé ''les secrets''. Désormais, les deux camps, celui du ''pouvoir-os'' et celui du Rassemblement, savent que le blocage n'est pas un problème de ''mauvaise foi'' entre ''les politicards congolais'' ; mais plutôt un refus d'obtempérer aux ''maîtres du monde'' cherchant à déshabiller Pierre pour habiller Paul. Il n'y a que ça. Le reste, ce sont des commentaires.La faiblesse de ce ''marché néocolonial'' est le sentiment de toute-puissance de ses commanditaires et de leurs ''nègres de service''. Ils ne savent pas qu'au Kasaï, un proverbe soutient que ''maître au monde, c'est (multiplier) distribuer les yeux'' (''Kulela, nkuabanya mesu'').

 

Dans une analyse non-systémique de ''l' Etat-raté-manqué'' du Congo-Kinshasa, il est encore possible de ne voir que les acteurs, leurs sous-traitants et leurs complices sans analyser les principes facilitant l'articulation de leurs actions. Une analyse un peu plus globale devrait tenir compte de tous les éléments en présence. Plusieurs analyses actuelles de la situation du pays de Lumumba tombent dans l'un ou l'autre de ces travers. Elles sont faibles du point de vue de l'analyse systémique. A notre avis, cette faiblesse est liée au fait que, souvent, nos analyses ne questionnent pas l'histoire et la nature de l'Etat congolais actuel en prenant en compte les acteurs pléniers de la guerre de prédation et ''par morceau'' menée contre le pays, leur mode opératoire transnational et les objectifs qu'ils se sont assigné sur le temps long.