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jeudi avril 02, 2020
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« L’opinion est fondée sur l’ignorance et l’ignorance favorise extrêmement le despotisme »  J.-P. Marat

 

A la suite d’autres « intellectuels subversifs », Lumumba est allé consciemment et dignement à la mort. En relisant son approche de ce moment fatidique, il y a lieu de soutenir que Patrice Lumumba a  laissé aux jeunes générations congolaises et africaines un exemple de sagesse. Savoir mourir pour une cause juste la tête haute et le cœur fier est un acte de noblesse que le monde décivilisé ne connaît pas. Oui, c’est vrai. Rendre les pratiques des « maitres » transparentes coûte souvent la vie. Ils ont peur de la lumière du jour. Ce n’est pas pour rien qu’ils aiment opérer dans l’ombre. Souvent, l’opinion publique ne le sait pas. Elle est manipulée.

« Un peuple sans mémoire ne peut pas être un peuple libre. »  D. Mitterrand

 

Les Congolais(es) poursuivent leur lutte pour la souveraineté politique, économique et culturelle de leur pays en réfléchissant sur les voies et moyens de rompre avec  la spirale de la violence et de la mort dans laquelle il est pris depuis plus de cinq décennies. Contre vents et marées, leurs minorités organisées et agissantes ont décidé de résister contre la résignation. C’est dans ce contexte qu’ils se sont rencontrés à Clichy, en France, ce samedi  12 janvier 2013. Et ils m’ont demandé de répondre à cette  double question : « L’ONU est-elle crédible ? Comment rendre la Munusco plus efficace ? » Pour y répondre, j’ai choisi de revisiter notre histoire, convaincu, à la suite de Peter Dale Scott que « l’étude de l’histoire est l’un des moyens d’éviter sa répétition ».

L’escroquerie politique et le mensonge d’Etat ne sont-ils pas des crimes de parjure et passibles de condamnation pénale dans des pays dits sérieux à  travers le monde ? Ce qui n’est du tout le cas au Congo de Lumumba qui reste encore à démocratiser. Depuis le maréchal Mobutu aux deux Kabila jusqu’à ce jour, les vieux disques de l’escroquerie politique et du mensonge d’Etat  sont restés les mêmes au niveau que les rainures ne font plus rires personne.

« L’étude de l’histoire est l’un des moyens d’éviter sa  répétition » P.D. Scott

Dialoguer est une bonne chose en soi. D’ailleurs, les Congolais(es)  dialoguent de manière informelle et en permanence. Plusieurs sont réticents par rapport aux dialogues formalisés. Pourquoi les résolutions prises lors des dialogues organisés depuis 1998 n’ont-elles pas vu le début de leur mise en pratique, s’interrogent-ils ? Qu’est-ce qui pourrait nous convaincre que cette fois-ci sera la bonne ?