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jeudi avril 02, 2020
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Le retrait des troupes du mouvement rebelle M23 de Goma et les négociations promises par Kabila pour examiner leurs revendications légitimes ( ?) augurent-ils d’une normalisation politique pacifique une année après le hold-up électoral de novembre 2011 ? Les ex-Zaïrois auraient tort de ne pas exiger que Kabila Kabange leur ôte d’un doute méthodique étant donné que non seulement les positions sur lesquelles les troupes du M23 ont  été invitées à se replier constituent leur chasse gardée mais surtout parce que les fameuses résolutions de Kampala font du M23 une armée dans l’armée ne fut-ce que parce que la Monusco qui sécurise actuellement l’aéroport de Goma devra passer bientôt le relais aux troupes du M23, des FARDC et de la (future) force internationale composée essentiellement des Tanzaniens. Comme quoi, le M23 va garder un pied à Goma.

Ils sont nombreux mon Dieu et ils vont tous nous bouffer…Eux, c’est cette nouvelle classe de la population qui a vu jour au Congo à démocratiser et tous les courtisans d’hier comme d’aujourd’hui. Parmi eux, des professeurs d’université, des journalistes et autres nouveaux «censeurs redresseurs de la démocratie» qui croient aimer plus le Congo de Lumumba que le reste des congolais réuni. Ils n’ont qu’une seule accusation contre ceux qui ne pensent pas comme eux à propos du régime d’essence étrangère qui règne au Congo-Kinshasa : le Congo bashing ou le Congo pessimisme.

L’actualité en RDC est dominée par les préparatifs de la tenue du sommet de la francophonie ; le débat sur la future rencontre Hollande – Tshisekedi, la programmation de manifestations publiques par l’UDPS, le débat sur le projet de loi portant restructuration de la CENI, la recherche de la solution pour mettre fin à la guerre à l’Est du pays, la situation sécuritaire et sociale au Kasaï.

 

Au fur et à mesure que les années passent, l’amnésie gagne les cœurs et les esprits et les acteurs pléniers de la guerre de basse intensité imposée à notre pays s’enfoncent de plus en plus dans l’ombre et leurs marionnettes deviennent de plus en plus visibles sur le devant de la scène mondiale. Un débat houleux mobilise certains milieux politiques et citoyens après le discours prononcé par Joseph Kabila à l’Assemblée générale de l’ONU à New-York le 25 septembre 2012. Il est reproché à ce dernier de n’avoir pas cité nommément le Rwanda comme pays agresseur du nôtre comme l’attestent les différents rapports rédigés par les experts de l’ONU et surtout les annexes du rapport publiées au mois de juin 2012.Ce reproche fait au « président de fait » du Congo étonne. Et cela pour plusieurs raisons.