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vendredi février 21, 2020
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Le Katanga officiel ne semble avoir tiré aucune leçon de l’épuration ethnique des Kasaïens du Katanga en 1992 planifiée par l’ancien gouverneur de cette province, Gabriel da Costa alias Kyungu wa kumwanza, avec le soutien latent du régime mobutiste finissant.

Parce que la kabilie imite le mobutisme jusqu’au délire, c’est l’Assemblée provinciale du Katanga, institution publique donc, qui s’est employée avec un rare cynisme à mettre en exergue la haine du Kasaïen par une certaine classe politique katangaise.

 

Au moment où d’aucuns en sont à chercher le sexe des anges en souhaitant que le sommet de la Francophonie ne se tienne pas à Kinshasa, comme si cela était suffisant pour chasser Kabila du pouvoir en vue de doter le Congo d’un leadership responsable et légitime car issu de la volonté populaire, Congoone vient de mettre la main sur un rapport « confidentiel » de la CENI qui confirme ce que tout le monde sait, à savoir : les résultats des élections de novembre 2011 proclamés par Daniel Ngoy Mulunda sont une falsification de la vérité.

Les événements tragiques se bousculent en République démocratique du Congo au fil de jours au point où l'on ne sait vraiment pas lequel suivre, tous étant, vous en conviendrez avec moi, d'importance vitale. L'explosion de la guerre à l'est accapare totalement l'attention de tous dans la mesure où elle met à nu la fragilité de notre système de défense du territoire, la complicité au plus haut niveau de nos institutions républicaines dans cet énième coup du Rwanda contre le peuple congolais et enfin, la grande détresse des Kivutiens face aux affres de la guerre : morts, viols et errance intermittente pour ceux et celles qui peuvent encore se sauver.

Le Congo, notre patrie, est menacé dans son existence comme Etat à cause notamment des visées expansionnistes de certains de ses voisins dont le Rwanda. Aussi,  l’intangibilité de ses frontières héritées de la colonisation risque-t-elle d’être remise en cause avec la complicité bienveillante du régime d’essence rwandaise au pouvoir à Kinshasa.

Quoi de plus normal qu’au moment où la chute de Goma semble imminente que des Congolais se mobilisent avec des moyens à leur disposition pour dire non à la balkanisation de leur pays ? Les catholiques l’ont fait jeudi dernier sur presque l’ensemble du territoire national.