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samedi août 19, 2017
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Les difficultés que rencontrent ''les dialoguistes'' du Centre Interdiocésain questionnent l'usage que nous faisons de certains mots et expressions en les détachant du contexte historique où ils sont ''nés'' ou utilisés. Qui sont-ils ? Des politiciens ? De qui dépendent-ils ? Du peuple ou des tireurs des ficelles tapis dans l'ombre ? Que pouvons-nous encore faire ensemble ? Les lignes qui suivent essaient  de présenter quelques hypothèses allant dans le sens  de comprendre historiquement ce qui se passe au Congo-Kinshasa.

L'évolution du monde, la prise en otage des gouvernants des Etats-nations par les multinationales et leurs lobbies  pose de plus en plus la question de la légitimité électoraliste. Les élections risquent de demeurer pour longtemps des pièges-à-cons. Le Congo-Kinshasa est face à cette réalité. Quand elle n'est pas prise en compte, elle fausse la lecture juridiciste que nos jeunes font du ''phénomène JOKA''. Ils devraient penser à lire et relire les livres sérieux écrits sur leur pays s'ils veulent lutter efficacement. 
 

« Un peuple sans mémoire ne peut pas être un peuple libre. »  D. MITTERRAND

Plusieurs rapports établis sur la sous-traitance de la violence au Congo-Kinshasa existe. Le fait qu'elle soit restée impunie fait croire au ''futur Mandela congolais'' que ''la kabilie'' peut, sans inquiétude, continuer à tuer. Et que cela sera mis sur le compte des Congolaises. Les victimes seront, donc, les coupables. Le monsieur qui tient cette réflexion foireuse croit être plébiscité, demain, comme étant ''le Mandela congolais''. C'est possible....

Enough Project et une étude sur un Etat dit criminel au cœur de l'Afrique (Fin)

Les Congolais(es) ne sont pas sorti(e)s indemnes de 130 ans de vol, de violence et d'impunité institutionnalisés. Plusieurs cœurs  et esprits congolais ont fini par s'y  conformer en optant pour la haine de soi, le sadomasochisme, le larbinisme, etc. Plusieurs autres ont accepté de lutter au prix de leur vie pour une émancipation politique congolaise et panafricaine. Plusieurs autres encore, après avoir pris part à cette lutte, se sont fatigués et ont choisi de jouer le rôle de ''sous-traitants''. Balayer 130 ans de vol, de violence et d'impunité institutionnalisés et ''sous-traités''  en un clin d'oeil est une illusion. Cela prend du temps. Beaucoup de temps. Il s'agit de guérir les cœurs  et les esprits et d'humaniser les institutions pouvant porter leurs efforts d'émancipation politique. Aussi, l'ennemi est là. Il veille. Il ne comprend pas. Il ne se convertit jamais, comme dirait Frantz Fanon.