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lundi septembre 24, 2018
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''Le peuple gagne toujours'' R. TSHIMANGA

Qui dicte les sujets des débats congolais ? L'urgence actuelle serait-elle d'avoir un pays souverain ou d'organiser des dialogues de sourds sur des mots et des expressions dévoyés ?Bon ! Du moment que l'espace public donne l'impression de se libérer petit à petit, ne boudons pas notre plaisir ! Apportons notre modeste contribution à ce qui se fait déjà. En attendant. Même si nous sommes convaincus, les miens et moi-même, que les véritables sujets de débat au Congo-Kinshasa ne sont pas encore abordés sérieusement. L'exil d'Ekofo est un signe.

Il devient de plus en plus rare que les questions soulevées dans l'espace socio-politique congolais soient débattues froidement avec arguments historico-juridiques à l'appui. Les thuriféraires, les applaudisseurs et les autres fanatiques n'en veulent pas. Il serait fou de ne pas tenir compte de l'augmentation de leur nombre sur les réseaux sociaux. Il faut faire avec. Cela ne devrait pas empêcher aux Congolais(es) voulant créer des espaces de conflit maîtrisé, sans naïveté. C'est-à-dire en tenant compte de la colonisation des cœurs et des esprits par la pensée unique dominante et la bêtise. Il y a longtemps que la vidéo sphère (sur les réseaux sociaux) a ravi la vedette au débat rationnel et raisonnable.

Le Congo-Kinshasa, disais-je dans la première partie de cet article, est un pays passionnant. Malgré tout. Il est au cœur de grandes luttes géopolitiques et géostratégiques du monde depuis la nuit des temps. Il est curieux que des compatriotes ayant décrié le fonctionnement mystificateur et mensonger du régime actuel de Kinshasa se mettent à créer des cartels électoralistes en se rendant tout d'un coup compte que leurs egos surdimensionnés devraient être mis de côté. Pourquoi maintenant ? S'agit-il prioritairement de la surdimension des egos ou d'une lecture falsifiée de notre histoire collective et de la crise de légitimité politique dont le pays souffre depuis l'assassinat du premier ministre élu au suffrage universel, monsieur Patrice-Emery Lumumba ? Lequel assassinat a provoqué une désorientation existentielle dans le chef de plusieurs filles et fils du Congo-Kinshasa intéressé(e)s par la politique.

Freddy Mulumba Kabuayi aime les livres. Il aime lire. Il lit beaucoup sur le Congo-Kinshasa, sur l'Afrique. Il s'intéresse depuis longtemps à la géopolitique et à la géostratégie. Pour l'avoir fréquenté, je sais qu'il est très critique à l'endroit des intellectuels et des politiciens congolais. Il est souvent d'avis que plusieurs parmi ces derniers sont des''badi ba bidia'' ( des mangeurs de fufu ; sans plus). Il a quelque chose d'attrayant : il lit et fonde souvent ses arguments sur des faits et une documentation suffisamment sourcée.