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dimanche juillet 15, 2018
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« Révision du fichier électoral, les prémisses d’une tricherie annoncée ! »

 

I. Introduction

Lors de la première conférence internationale sur les élections en République Démocratique du Congo qui s’est tenue le 19 février 2011 à Bruxelles, l’APRODEC asbl a attiré l’attention de l’opinion internationale sur l’absence totale de fiabilité du fichier électoral congolais en raison notamment des défaillances techniques des kits d’enrôlement fournis par l’entreprise belge Zetes s.a. ainsi que l’implication de certains responsables de la division électorale de la Monusco et du PNUD dans ce qui ressemble aux préparatifs de fraudes électorales à grande échelle (cf. http://aprodec.blog4ever.com/blog/lire-article-467504-2247723-documents_video_relatifs_a_la_premiere_conference_.html ).

Nous sommes à moins de cinq mois des élections prévues par le calendrier électoral élaboré par le bureau de la CENI. Les enjeux sont, à ne point s’en douter, colossaux pour le peuple congolais. Ça serait un euphémisme que de dire que les élections de cette année ne seront pas comme les autres. Et pourtant, cela paraît évident à la lumière de certains faits. Mise à part la certitude mathématique que chaque élection est par nature et par essence différente des autres, celles du passé ou celles à venir, le scénario qui se profile à l’horizon au cours de cette année électorale nous pousse à une autre lecture de la donne politique.

Une « protection » sélective au gré des intérêts des puissants

M. Kadhafi, on l’aime ou on ne l’aime pas. Il dérange ou il ne dérange pas.

En occident, depuis les attentats du vol de la Panam au dessus de Lockerbie en 1988 et d’un DC 10 d’UTA au Niger en 1989, la tendance générale est plutôt qu’il dérange, « on fait avec » pour des raisons économiques. C’est le seul chef d’Etat africain qui a obtenu de dresser sa tente dans les jardins de l’Elysée pendant son séjour officiel. Les autres vont plutôt dans des hôtels luxueux avec suites présidentielles. Ils n’auraient sans doute pas le courage, « l’outrecuidance », d’exiger, comme Kadhafi, de monter sa tente à Paris ou d’obliger le Chef de l’Etat suisse à se déplacer à Tripoli pour négocier la libération de deux de ses compatriotes.

Les journalistes ont des sources, qu'ils sont tenus de protéger. C'est donc avec stupéfaction que Mediapart lit ou entend des confrères affirmer que sa supposée « taupe » dans le scandale de discrimination dans le football aurait été « démasquée ». Mise au point sur un dérapage langagier qui en dit long sur l'égarement d'une partie de notre profession.