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mercredi octobre 18, 2017
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Jette. Paroisse Saint Pierre. Il est 15h 30 ce dimanche 29 décembre 2009 quand Mgr Emmanuel Bernard Kasanda Mulenga, Evêque de Mbuji-Mayi, accède à l’église par la porte principale et s’emploie à saluer individuellement les fidèles présents avant de gagner la sacristie et d’en sortir à 16 heures, heure du début de la messe, à la tête d’une dizaine des prêtres congolais résidant en Belgique et de concélébrer avec eux la messe.

Situant la messe d’action de grâce dans le contexte de sa nomination en qualité d’Evêque de Mbuji-Mayi par le pape Benoît XVI, Mgr Emmanuel-Bernard Kasanda a esquissé le volet pastoral de son action en soulignant que le champs du Seigneur est immense et qu’il compte s’entourer des collaborateurs choisis en fonction de leurs compétences. L’Evêque de Mbuji-Mayi a affirmé qu’il entend travailler avec tout le monde et que les responsabilités ne seront pas la chasse gardée de ceux qui peuvent prétendre être ses amis et ou proches. Aussi, a-t-il relevé qu’aucune démarche n’est nécessaire pour être parmi les élus.

Un plan en marche : brûler le Congo petit bout après petit bout

 

Monsieur « Joseph Kabila Kabange »,

 

Le drame  sécuritaire et humanitaire au Kivu et aujourd’hui dans l’Equateur nous préoccupe au plus haut point. Cette extension meurtrière est un signe que tout observateur intéressé par la question congolaise est appelé à interpréter comme un présage d’une montée en puissance de la réalisation d’un plan concerté pour continuer à mettre à genoux notre patrie et humilier davantage son peuple. Nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale que votre gouvernement apporte sa caution à des situations qui révoltent tout être épris d’humanité. Pour preuve, nous rapportons ici les propos du Porte parole de votre gouvernement, en la personne de Monsieur Lambert Mende qui affirme, contre la réalité du terrain que «  la situation est sous contrôle en Equateur, et que l’autorité est effective dans le Nord Kivu ». Dans le Kivu, le retour massif et incontrôlé des « réfugiés congolais » en provenance du Rwanda, ne disposant d’aucun document pouvant réellement attester de leur statut de réfugiés au Rwanda ainsi que de leur nationalité congolaise, aura des conséquences terribles dont vous serez seul responsable devant l’histoire.

Simone Maganga ressent toujours une grande honte lorsqu’elle se remémore comment, après la mort de son mari, elle fut obligée à avoir une relation sexuelle avec le jeune frère de ce dernier afin de laisser reposer l’âme du défunt.

“Pour enlever le cadavre de ton mari de ton corps il faut coucher avec son petit frère,” explique Maganga, membre de l’ethnie Hemba au sud-est du pays. “Sinon on te dit que tu vas commencer à voir ton mari partout où tu te promènes. Par peur, nous acceptons. Mais c’est une humiliation qui est difficile à faire quitter de ma mémoire.”