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lundi septembre 24, 2018
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En ce temps où les questions posées à nos multiples partis politiques tournent autour de leurs projets de société et leurs programmes de gouvernement, il serait bien indiqué de revisiter Patrice Lumumba et ses écrits. Ses questions originaires sont toujours d’actualité. Les relire, les retravailler peut aider à éviter la navigation à vue.

I. Introduction

 

Il sied de rappeler que le référendum de 2005, les élections de 2006, la révision du fichier électoral dans les provinces du Bas-Congo et du Maniema, les mises en places des cadres et agents de la Commission électorale nationale indépendante (la CENI) ont été organisés par l’Abbé Malu Malu président de l’ex-Commission électorale indépendante (la CEI) et Me Flavien Misoni Mbayahe directeur du Bureau national des opérations électorales (le BNO) tous deux experts du Service présidentiel d’études stratégiques (le SPES.) L’existence d’une telle relation de subordination entre le président du pouvoir organisateur des élections et le président de la République Démocratique du Congo est toujours d’actualité car, le Pasteur Ngoy Mulunda l’actuel président de la CENI, membre co-fondateur du PPRD parti de Joseph Kabila, exerce aussi la fonction d’émissaire personnel du Président sortant et candidat à sa propre succession. Dès lors qu’il est de notoriété publique que le régime de Joseph Kabila est en pleine dérive autoritaire, que peut-on raisonnablement attendre de la CENI ? (cf. les liens suivants:http://aprodec.blog4ever.com/blog/lire-article-467504-2254563-

communique_de_presse_n_0145_aprodec_04_2011.html;

-   http://aprodec.blog4ever.com/blog/lire-article-467504-2247723-documents_video_relatifs_a_la_premiere_conference_.html ; http://www.fidh.org/IMG/pdf/RDC526fr2009.pdf

L’arrestation de L. GBAGBO et des questions sans réponses

L’on ne refera pas l’histoire des élections présidentielles de la Cote d’Ivoire de novembre 2010. Apparemment, il ne servirait non plus à grand-chose de disserter sur le bien fondé des élections démocratiques dans certains pays africains où il y a des candidats « pro occidentaux » et d’autres « pro leurs peules », ces derniers étant généralement rejetés par les occidentaux parce qu’ils trop « nationalistes ».

Que voulons-nous dire quand nous affirmons  que « nous sommes en démocratie »,  que « la RD Congo  est une jeune démocratie » ? Nous arrive-t-il de questionner la charge idéologique de « la démocratie » que nous vendent les oligarchies liées à la richesse ? Un pouvoir fondé sur le respect des valeurs universelles telles que la justice sociale, la réciprocité, la coexistence pacifique doit-il nécessairement être représentée démocratiquement ? En a-t-il toujours été ainsi ? Notre propos n’a pas pour objectif de décrier les principes démocratiques. Il se veut une remise en question de la pratique démocratique et de l’hégémonie culturelle occidentale.