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jeudi mars 21, 2019
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Un proverbe chinois dit: quand on lui montre le soleil, le sot regarde l'index. A entendre les propos d'Etienne Tshisekedi et la polémique qu'ils soulèvent, il y a lieu non pas de défendre l'indéfendable mais d'analyser le fond de son discours.

Attentif au propos du Président national de l'UDPS et candidat de la majorité des Congolaises et des Congolais, je relève le triptyque suivant: Démocratie, Pouvoir, Peuple. En démocratie, le pouvoir revient au peuple. Lorsque le peuple accorde sa confiance à l'une de ses filles ou à l'un de ses fils, ce dernier acquiert la légitimité. C'est donc le lien organique entre le peuple et un/e prétendant/e qui confère la légitimité.

Il ne s’agit pas ici d’approfondir les paramètres de la crise financière actuelle que connaît le monde qui dépasse non seulement le cadre précis de notre intervention mais aussi nos compétences. Nous voudrions en faire lien sinon cas en tant qu’épiphénomène sur le plan politique pour autant que les deux ont été à maints égards présentés comme intimement liés. Ce regard croisé nous donne l’opportunité d’oser susciter un intérêt en vue de nouvelles pistes d’exercice du pouvoir politique pour d’autres peuples que les modèles décadents de l’Occident n’ont que marginalisés, trompés, infantilisés, exploités aux fins de pouvoir asseoir ce qui semblait être de l’excellence à leurs yeux. Et pourtant !

 

Une fois de plus, le dicton selon lequel  "Le sort des dictateurs est toujours le même : s’ils ne sont pas simplement chassés du pouvoir, ils seront jetés en prison ou assassinés" s’est vérifié avec la fin brutale de Mouammar Kadhafi, l’ancien dirigeant libyen. Une fois de plus, il nous a été donné de voir des images pitoyables de ce qui restait d’un homme qui, il y a encore peu, faisait trembler le monde, diffusées en boucle juste pour tuer le mythe. Une fois de plus, des questions fusent de partout : comment ne l’a-t-il pas vu venir ? Pourquoi n’est-il pas parti plus tôt ? D’où la nécessité de chercher à comprendre comment réfléchissent les dictateurs.

Même s’il a été établi que l’ambition ne peut à elle seule catapulter un homme au sommet d’un Etat démocratique, ils n’y croient pas. Et pourtant ils n’ont ni une "épaisseur" politique suffisante et ne jouissent pas d’un large soutien populaire. Quant à chacun de leur parti politique, il est tout sauf une machine électorale. Puisque même dans leurs fantasmes les plus fous ils ne se verraient pas gagner les présidentielles, pourquoi donc y vont-ils? Sont-ils des candidats pour rire?