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lundi septembre 24, 2018
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La défunte Commission Électorale Indépendante (la CEI) a supprimé 506 bureaux d’inscription des électeurs dans la province du Nord-Kivu sur les 792 bureaux d’inscription qu’il y avait en 2005, soit une suppression de 75% de bureaux d'inscription. En d’autres termes, la CEI ne prévoit plus que 286 bureaux d’inscription pour toute la province du Nord-Kivu. Aux dernières nouvelles, cette mesure de réduction drastique du nombre de bureaux d’inscription concernerait aussi d’autres provinces de la République démocratique du Congo, surtout celles qui sont situées à l’Est du pays notamment dans le Sud-Kivu, le Maniema, la Province-Orientale et le Katanga. Ceci, alors que la population générale de la RDC est en constante augmentation de l’ordre de 3% par an, selon l’ONU. Questions : la CEI aurait-elle mis ses bailleurs de fonds devant un fait accompli afin de justifier une commande des nouveaux kits électoraux supplémentaires ? Ou bien, les bureaux d’inscription supprimés auraient-ils donné lieu en 2006 aux fameux bureaux de vote fictifs ? Dans tous les cas, nous allons tenter d’y voir plus clair, étant donné que les multiples éléments matériels pertinents qui sont en notre possession nous donnent des motifs raisonnables de croire que l’actuel processus électoral congolais est vicié d’avance et partant, donnera lieu –si rien n’est fait- à des contestations des résultats lesquelles risqueraient de déstabiliser toute la sous-région de l’Afrique centrale, (http://www.laprosperiteonline.net/show.php?id=6391&rubrique=La%20Une .)

Les événements politiques qui ont lieu en Afrique de l'Ouest  ces dernières semaines doivent avoir eu une résonance  toute particulière pour le vieux lion de l'UDPS. En effet, l'élection d'Alpha Condé en Guinée et Alassane Ouattara en Cote d'Ivoire, tous deux opposants de longue date aux régimes en place dans leurs pays respectifs, est apparu sans doute comme de bonne augure pour E. Tshisekedi. " Cette fois-ci, on peut aller aux élections et en sortir victorieux", susurre-t-on sans doute dans les salons de Limete, a Kinshasa.

Quand Eva Joly a mené ses enquêtes sur l’affaire Elf dans les années 90, elle a été  placée face  à la corruption des élites, aux méthodes et aux pratiques qui l’ont aidée à désapprendre. Elle finit par confesser ceci : «  La France m’a dégrisée, dévoilé l’envers du décor. L’instruction fit mon instruction ». Sa foi dans la grandeur et la noblesse des institutions de son pays a vacillé. La première partie du documentaire ‘Françafrique’ vient enfoncer le clou. Elle met davantage à nu l’existence des institutions secrètes  parallèles aux institutions démocratiques et l’interconnexion entre les élites françaises et les despotes africains. Cette découverte pose la question de la pertinence de la lutte pour la démocratie dans un contexte miné, vicié où les intérêts des ploutocrates instrumentalisent « la démocratie ». Faut-il, dans ce contexte de démocratie piégée, rêver d’une Afrique débarrassée de la ‘Françafrique’ et de l’impérialisme intelligent ? A quel prix ? Ce contexte nous permet-il de désapprendre ?

Un survivant

Si les propos de M. Nsinga Odjwu pouvaient se vérifier, il aurait disparu de la scène politique depuis l'effondrement du régime Mobutu. A moins que, à force de reniements, il ait réussi – lui aussi - à s'introduire dans l'entourage des dirigeants congolais actuels. Les mobutistes, cela n'est un secret pour personne, sont incapables de faire de l'opposition politique, champions toutes catégories qu'ils sont de grands écarts idéologiques. L'essentiel est qu'ils se rapprochent du pouvoir . Et de son corollaire: la mangeoire.