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samedi février 16, 2019
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Au cours du mois de juin de cette année, la FIDH et ses organisations membres avaient publié un communiqué dénonçant les propos xénophobes et d’incitations  à la haine tenus par Gabriel Kyungu Wa Kumwanza,  Président de l’Assemblée provinciale du Katanga, contre les ressortissants non originaires de la province du Katanga, visant particulièrement les Kasaïens. Il est à noter que Gabriel Kyungu n’est pas à son premier coup d’essais en la matière, déjà  au crépuscule du régime Mobutu dans les années quatre vingt dix, il a été le maitre d’œuvre de la grande épuration ethnique contre les Kasaïens.

 

La RDC s’achemine lentement mais sûrement vers la date buttoir de la tenue des élections politiques. En dépit du doute, par ailleurs légitime, de beaucoup de gens sur le respect du calendrier électoral tel qu’arrêté par les autorités de la CENI, le processus électoral est en train de se mettre sur place. Nous n’allons pas ici évoquer le cas du fichier électoral qui sème déjà la controverse quant à son contrôle. Nous n’allons pas non plus parler des cas avérés des fraudes ou d’actes illégaux commis lors de l’enrôlement des futurs électeurs. Ces sujets, on peut s’en rassurer, occuperont largement la vedette de l’actualité tout au long de ce processus dont l’issue, positive ou négative, déterminera si la RDC s’est engagée résolument dans la voie démocratique. Nous allons nous limiter d’évoquer l’impérieuse nécessité d’organiser les débats contradictoires particulièrement au niveau de la magistrature suprême sinon, à tous les niveaux de la vie politique.

Lutter pour en finir avec l’humiliation du peuple congolais au nom de sa foi à travers une action concrète à même de réaliser le rêve de liberté et de dignité peut témoigner de la maturité d’une Eglise locale. Le Fonds Isidore Bakanja (FIB) semble s’inscrire dans cette perspective. Il serait une initiative à encourager et à soutenir. A tout prix.

Un petit documentaire de 26 minutes seulement semble être passé inaperçu pour plusieurs de nos compatriotes, hommes et femmes politiques, acteurs de la société civile, journalistes, analystes politiques ou habitués de nos fora en lignes. Ce documentaire où les Américains interviennent ne semble pas avoir eu un impact sérieux sur les discours préparatoires de la campagne électorale à venir. Comment expliquer cela ? Est-ce vrai que nos envahisseurs en violant nos femmes et nos enfants ont réussi à contrôler moralement nos esprits ? Sinon, comment pouvons-nous expliquer qu’un membre du trio dictatorial soutenu par l’impérialisme américain soit encore adoubé chez nous ?