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mercredi juin 28, 2017
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« Ils nous dominent plus par l'ignorance que par la force. » S. Bolivar

La force du Tutsi Power est dans sa capacité de planification et de division de travail. Il est ''un groupe organisée en conscience''. Il a la conscience de pouvoir devenir un groupe dominant en Afrique des Grands Lacs. Pour ce faire, il a arrêté un mode opératoire et a mis les moyens. Tous les moyens. Même '''le génocide congolais''. Discuter de la dimension éthique de ces moyens dans un monde où la politique et la justice internationales organisent des guerres secrètes est difficile. Les dominants essayent de liquider1 le droit international.

Il est possible de fermer les yeux et de se boucher les oreilles pour ne pas voir un autre monde qui né et entendre les appels de plusieurs citoyens et citoyennes du monde à la fin d'un monde unipolaire.S 'assumer collectivement comme élites politiques et intellectuelles au cœur de cet autre monde est un exercice onéreux pour plusieurs d'entre nous. Il exige du temps, de l'argent (pour s'instruire et acheter des livres), une grande discipline, beaucoup d'énergie et de la passion pour un monde créant suffisamment de l'espace à l'interculturalité. Il exige une foi profonde en un autre monde possible et la détermination à travailler collectivement à son avènement.

« L'outil le plus puissant que détienne l'oppresseur est la pensée de l'opprimé ». S. BIKO

L' Etat failli et/ou manqué congolais n'assure pas les droits socio-économiques, politiques et culturels des citoyennes et des citoyens. Les frais scolaires, les soins de santé, l'accès au boulot ou à un poste politique, les mariages et les deuils, etc. tout ou presque est financé par la famille, le clan, l'ethnie ou la communauté religieuse à laquelle on appartient. La justice sociale est inexistante.Les routes et les autoroutes reliant les villes et les provinces les unes aux autres n'existent pas. Les échanges interculturels sont rares ou se rarefient. Tel est le contexte dans lequel le repli sur la famille, le clan, l'ethnie et la religion devient le vivier des identités meurtrières. Les siens sont vantés et soutenus aux dépens des autres dans la mesure où ils constituent des ''caisses de solidarité'' et des ''employeurs sûrs''.

''Un missionnaire du panafricanisme sillonne certains pays africains. Il porte ''la bonne nouvelle'' du ''néopanafricanisme''. Il a une bonne maîtrise de la géopolitique mondiale, de l'histoire de son pays et de certains pays occidentaux. Il connaît bien l'histoire de l' Russie et de la Chine et de leurs orientations géopolitiques et géostratégiques. Pour avoir travaillé aux côtés de Kadhafi, il sait qu'avoir une monnaie africaine et une banque africaine de développement digne de ce nom constituent des attributs non-négociables de la souveraineté africaine. Ceci est à mettre à son actif.