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dimanche avril 30, 2017
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Réduisant les populations appauvries et opprimées au rang des ''consommateurs compulsifs'', les groupes organisés en conscience à travers le monde utilisent le travail comme un appât pour esclavagiser lesdites populations habituées à consommer. ''La baisse du niveau intellectuel'' et ''l'affaissement mental'' dont souffrent ces populations en fait des proies faciles entre les mains des groupes organisées en conscience. Quand Kagame et Museveni sont instrumentalisés comme proxys pour que le Congo-Kinshasa demeure à jamais une néocolonie occidentale, ils font partie d'un groupe organisé en conscience.

« Notre tort à nous Africains, est d’avoir oublié que l’ennemi ne recule jamais sincèrement. Il ne comprend jamais. Il capitule, mais ne se convertit pas. » F. FANON

En revoyant calmement le documentaire de Jean-Kienge au même moment que  les trois autres (Le conflit  au Congo. La vérité dévoilée, Rwanda’s untold story et l’Afrique en morceaux), nous serions tenter de lui donner  un autre titre : ‘’La tragédie congolaise dure depuis plus de 50 ans’’. Ce titre aurait  l’avantage d’éviter de donner à  Joseph Kabila beaucoup plus d’importance qu’il n’en a dans cette histoire.

« Notre tort à nous, Africains, est d’avoir oublié que l’ennemi ne recule jamais sincèrement. Il ne comprend jamais. Il capitule, mais ne se convertit jamais. » F. FANON

Dans la première partie de cet article, nous avons voulu, en évoquant  le documentaire de Jean-Luc Kienge  et les trois autres (Le conflit au Congo. La vérité dévoilé, Rwanda’s untold story, l’Afrique en morceaux), provoquer la curiosité de certains de nos lecteurs. Pourquoi ? Pour qu’ils prennent le temps de regarder ces  quatre documentaires et  qu’ils en tirent des leçons pour notre devenir collectif.  Notre  conviction est  la suivante : « Sans une bonne maîtrise de notre histoire et une bonne identification de ses acteurs officieux et officiels, de leurs nègres de service ; sans une bonne maîtrise de leur mode opératoire et des enjeux  dont le Congo-Kinshasa est le théâtre, nous ne saurons pas agir efficacement pour renverser les rapports de force qui nous sont défavorables jusqu’à ce jour. »

« L’outil le plus puissant que détienne l’oppresseur est la pensée de l’opprimé » S. BIKO

L’ingéniosité de  plusieurs congolais n’est plus à prouver. Ils écrivent sur leur pays pour participer à la réécriture de son histoire. Ils diversifient les sources d’informations en créant des médiats alternatifs aux médias dominants. De plus en plus, ils fabriquent eux-mêmes des documentaires permettant une lecture responsable de l’histoire, de la géopolitique et la géostratégique au Congo-Kinshasa.  Les résultats produits par  ce travail intellectuel ne tarderont pas  sont de plus en plus visibles. Une certaine jeunesse congolaise (et africaine) commence à penser différemment sur les questions liées au Congo-Kinshasa et  à l’Afrique. L’avenir semble prometteur…Cette jeunesse doit avoir compris que le Congo-Kinshasa et l’Afrique ne doivent cesser d’ être composés de ‘’populations esclavagisées’’.