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samedi août 19, 2017
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Depuis le 20 octobre 2016, une circule sur Internet En lisant calmement cette étude, il y a lieu de lire qu’elle est ‘’un rapport’’ comme plusieurs autres l’ayant précédé. La nature kléptocratique du régime de Joseph Kabila (et de son prédécesseur) apparaît  déjà dans les premiers rapports des experts de l’ONU. En 2002, le rapport Kassem traitait déjà du ‘’réseau d’élite de prédation’’ auquel plusieurs membres actuels de  ‘’la kabilie’’ participait. En 2006, une étude intitulée ‘’L’Etat contre le peuple’’ dénonçait les crimes économiques commis par ce ‘’réseau’’ et ses clients. Les commissions Lutundulu et Bakandeja, en leur temps, ont fait le même travail documenté. Le rapport Mapping de 2010 a été beaucoup plus documenté que les autres. Il a réussi à enrichir la nature des crimes commis au Congo-Kinshasa de 1993 à 2003. Tout ça pour quel résultat ?  Les crimes économiques, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre commis par les membres de ce ‘’réseau d’élite et leurs alliés’’ sont restés impunis. Pourquoi ?

 

« L'outil le plus puissant que détienne l'oppresseur est la pensée de l'opprimé » S. BIKO

Les temps ne sont pas bons. Il n'est pas rare que les bruits sur la troisième guerre mondiale se fasse entendre. Au Congo-Kinshasa, ce débat est exclu de l'espace public. Le dialogue et le poste du premier ministre de la continuité d'un processus politique vicieux et vicié depuis plus de deux décennies captent toute l'attention. Les luttes pour les terres telles qu'elles se mènent à l'Est et au Centre du pays sont considérées comme des faits divers. Pourtant, ces luttes sont au cœur de ''la guerre par morceau'' que ''la nation exceptionnelle'' et ses alliés conduisent à travers le monde.Elle tient, ''la nation exceptionnelle'', à conquérir et à recoloniser l'Afrique (et le Congo-Kinshasa).Une petite preuve est donnée par l'inscription au budget de son ministère de la défense des dépenses effectuées dans plusieurs pays africains au cours de cette ''guerre par morceau''. Une note d'un article sur l'Afghanistan est très explicite là-dessus (http://www.voltairenet.org/article193625.html. Lire la note de la traductrice).

« Ils nous dominent plus par l'ignorance que par la force » S. BOLIVAR 

Lire, étudier et s'adonner à l'apprentissage en commun dans les collectifs citoyens, cela peut contribuer à former et à entretenir la vigilance politique des masses populaires. Cette tâche assumée par les intellectuels structurants et organiques participe de l'avènement de la démocratie populaire. Celle-ci est différente de ''la démocratie mensongère'', cette fausse politique menée par une caste d'embourgeoisés dominés par ''les nouveaux cercles de pouvoir mondialistes'' et par leur ventre. Elle est faite de ruse, d'arrangements entre copains et coquins, des coups-bas orchestrés par une minorité travaillant contre les intérêts des masses populaires.

 

Au Kasayi les politiciens sont considérés comme étant ''bantu bena malu a tshididi''. C'est-à-dire ''des gens s'occupant des affaires de ''tshididi''. Au cours du journal parlé, en tshiluba, le mot politique est traduit par ''tshididi'' Et dans la vie courante, il arrive que les menteurs soient assimilés aux politiciens et vice versa. La traduction du mot politique en tshiluba lui confrère ipso facto une acception ''négative''.