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mercredi juin 28, 2017
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Il est curieux que pour la prochaine campagne électorale au Congo-Kinshasa, il y ait des ''produits'' de certaines ''universités occidentales'' et des IFI comme ''candidats potentiels''. Dans les milieux ''non-initiés'' congolais, cela ne soulève aucun questionnement. Appauvris, abrutis, dégradés, ces milieux attendent du ''pain et des jeux''. Quand ces ''produits'' se présentent publiquement, ils disent : ''J'ai 25 ans ou 20 au FMI ou à la Banque mondiale. Je voudrai solliciter, après mes études universitaires et mes prestations aux IFI,le suffrage universel pour développer et reconstruire le Congo-Kinshasa comme président de la République''. Et le public applaudit.

Plusieurs d'entre nous, au sein des partis politiques ou des associations de la société civile, préfèrent être des ''Préso'' et des ''esclaves volontaires '' de l'ordre néolibéral et néocolonial au lieu de participer à l'éclosion d'un grand mouvement citoyen épris de la lutte pour un Congo-Kinshasa réellement souverain. Guérir du ''mobutisme'', c'est-à-dire du culte de la personnalité, des ''slogans creux'' et procéder à une lutte pour un grand mouvement des masses et leadership collectif promouvant ''un primus inter pares'' capable d'assumer à bon escient les défis de l'émancipation politique du Congo-Kinshasa serait une avancée formidable pour ce pays.

 

2016 est un rendez-vous ''décivilisateur'' réussi. C'est un rendez-vous politico-humaniste raté. Pas pour des raisons liées à la mauvaise foi. Non. Mais plutôt à l'abrutissement et à la dégradation des néocoloniaux et de leurs supplétifs. N'ayant pas atteint en tout et pour tout leur objectif majeur, c'est-à-dire dépeupler les terres congolaises et s'en accaparer, ils pourraient persévérer dans cet abrutissement et cette dégradation morale, intellectuelle et spirituelle.

Nous ne pouvons pas, à partir de l'Europe, voir l'éclosion des ''Nuits debout'' et continuer à faire croire à nos frères et sœurs au pays que nos solutions viendront de ceux qui, depuis longtemps, veulent en finir avec l'irruption des masses populaires sur l'arène politique. Qu'est-ce qui pousse VK à vouloir nous convaincre que les anglo-saxons (et leurs alliés) ayant mené une guerre raciste et de prédation au Congo-Kinshasa vont aider ce pays à devenir ''une démocratie'' pendant qu'ils sont occupés à détruite la souveraineté nationale et populaire dans les pays occidentaux ? VK a des raisons que ''la raison collective congolaise'' ne connaît peut-être pas...