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lundi novembre 19, 2018
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''Ils nous dominent plus par l'ignorance que par la force'' S. BOLIVAR 

Une guerre perpétuelle finit par produire un appauvrissement anthropologique et une crise de sens.

Etre appauvri spirituellement, politiquement, culturellement, économiquement et socialement, cela peut conduire à la perte de repères, à la désorientation, au dépaysement, au déboussolement ; bref à la perte de dignité et de sens à donner à la vie collective.

Dans la première partie de cet article, j'ai essayé d'indiquer que l'arrestation d'Elizer Ntambwe a provoqué ''un conflit des interprétations'' prouvant comment un fait peut donner lieu à plusieurs lectures à la fois. Et que ces lectures ne peuvent aboutir à ''un consensus provisoire'' que là où le débat info-formé et sans tabou est possible. Ce qui n'est pas le cas de la jungle dénommé abusivement ''République Démocratique du Congo'' où la méfiance a élu domicile entre des pans entiers des compatriotes.

'Le peuple gagne toujours'' R. Mukendi Tshimanga

Plusieurs lectures sont faites au sujet de l'arrestation d' Eliezer Ntambwe. Certains compatriotes estiment qu'il s'agit d'un arrangement entre Ndeko Eliezer et ''la police politique de la Kabilie'' abusivement dénommée ANR en vue de lui créer une meilleure audience à sa sortie de la prison. D'autres, qualifiant cette lecture de fantaisiste, sont d'avis qu'il est question d'une arrestation arbitraire visant à obtenir des ''insoumis congolais'' et autres ''ascètes du provisoire'' un silence absolu sur les forfaits de la Kabilie. Et il y a là un signe annonçant le pire réservé à la campagne électorale des contradicteurs du régime en place. D'autres, enfin, croient que cette arrestation est un signal lancé à l'endroit de tous ''les éveilleurs des consciences'' dans cette ''prison à ciel ouvert'' pris en otage par des occupants, leurs collabos et autres ''négriers des temps modernes''.

''Le peuple gagne toujours'' R. TSHIMANGA

Qui dicte les sujets des débats congolais ? L'urgence actuelle serait-elle d'avoir un pays souverain ou d'organiser des dialogues de sourds sur des mots et des expressions dévoyés ?Bon ! Du moment que l'espace public donne l'impression de se libérer petit à petit, ne boudons pas notre plaisir ! Apportons notre modeste contribution à ce qui se fait déjà. En attendant. Même si nous sommes convaincus, les miens et moi-même, que les véritables sujets de débat au Congo-Kinshasa ne sont pas encore abordés sérieusement. L'exil d'Ekofo est un signe.