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lundi novembre 19, 2018
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Voir le spectacle de distribution d'argent par Ramazani Shadary et croire en des élections libres, transparentes, limpides, claires et démocratiques au Congo-Kinshasa est un leurre. Les nouveaux prédateurs ont leur idée sur les Congolais(es). Ils savent qu'ils peuvent les acheter sans projet de société, sans programme de gouvernement. Pour eux, l'argent suffit. Il semble qu'ils se trompent et qu'ils vivent dans un ''autre monde''.

 

Lutter sur le temps long est exigeant. Amnésiques, des compatriotes envient Paul Kagame. Il semble que tout ce qu'il entreprend lui réussit. Bon Dieu ! Avec ''le dieu Kagame'', les Tutsi ont réussi à infiltrer, avouent ces compatriotes, toutes les institutions et toutes les organisations dites internationales. Bon Dieu ! Il y en a qui confessent que ''la ruse finit par payer''. Ils s'adonnent à l'éloge de la ruse en vantant les mérites du ''boucher de Kigali''. Je crois rêver ! Ils disent qu'en 24 ans, ''Kagame a réussi là où Kabila tâtonne''. Bon Dieu! On est où là ?

''L'histoire nous apprend que nous ne savons pas apprendre de l'histoire'' Michaëlle Jean

L'adversité et le crise ont paradoxalement un côté positif. Elles excitent l'imagination, la créativité et l'inventivité quand elles sont portées par des ''consciences éveillées''. Entre un monde en train de se mourir et un autre naissant, des patriotes et résistants congolais se mettent de plus en plus debout. De plus en plus de jeunes se politisent. Mêmes s'ils restent minorés ou minoritaires, ils sont là. Recourant à leur jugeote, ils se rendent de plus en plus compte que les promesses de ''deuxième indépendance'' , de ''libération'' et de ''souveraineté'' portées par ''le conglomérat d'aventuriers'' fabriqué par l'Ouganda, le Rwanda et leurs parrains anglo-saxons n'ont été qu'un leurre.

Lire un texte en le situant dans son contexte est toujours un exercice périlleux. Le tollé soulevé par l'interview accordée par Koffi Olomide à ''Digital Congo'' est un peu étonnant et compréhensible à la fois. Et suivre cette interview du début à la fin aide à se rendre compte de la façon dont un texte peut être réduit à sa plus simple expression au point d'en perdre une bonne partie de sa richesse. C'est cette interview est intéressante en tant que texte à scruter. Bien que fâchés contre l'orientation prise par la musique congolaise, nous devrions y rester attentifs. Elle fait partie de la culture congolaise. Elle forge les cœurs et les esprits. Pour le pire et/ou le meilleur.