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dimanche juillet 21, 2019
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Si le constat du fiasco orchestré par la CENI au sujet des élections-pièges-cons du 23 décembre prochain n'incite pas les compatriotes à y renoncer, ''l'inacceptable'' pourrait être accepté. Encore une fois ! Il n'y a pas un sans deux. Pas deux sans trois.

 

J'écris sur ''Dieu et l'argent'' en sachant que, de plus en plus, il y a des compatriotes incroyants, athées ou gnostiques. Dans ce contexte, le débat public reste l'un des meilleurs lieux où, à travers des échanges permettant un apprentissage en commun, certaines croyances et convictions peuvent être questionnées, revues, enrichies et/ou corrigées au profit de l'intérêt général et du bonheur collectif à bâtir et à partager.

Exprimer un désir de changement est quelque chose de magnifique. En remontant l'histoire au Congo-Kinshasa, il y a lieu de dire que cette expression ne date pas d'hier. Néanmoins,l'une des questions liées à l'expression du désir de changement est celle savoir pourquoi elle tarde à devenir effective. Une autre est celle de la personne et/ou d'un leadership collectif pouvant l'incarner tout en étant comptable, en permanence, devant les masses populaires ayant participé à ''son élection''.

Depuis plusieurs années, je qualifie le processus affairiste initié au Congo-Kinshasa depuis la guerre de l'AFDL de vicié et de vicieux. A mon avis, croire qu'il est possible de convertir les seigneurs du crime et les autres nouveaux prédateurs gérant ce processus en ''hommes d'Etat''ou en ''politiciens'' sans qu'ils aient eu le temps de répondre de leurs crimes de guerre, de leurs crimes économiques et de leurs crimes contre l'humanité est une peine perdue. Tout comme le fait de croire qu'il est possible de les avoir comme ''adversaires'' au cours d'un processus électoral ''normal''. Cela est aussi de la peine perdue dans un ''non-Etat'' et dans un ''non-pays''.