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dimanche décembre 17, 2017
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Quand les compatriotes s'en prennent les uns aux autres, ils passent à côté de la nature de la guerre livrée contre notre pays. Elle est une guerre de la mondialisation pour ne pas dire mondiale. Les multinationales oeuvrant dans plusieurs pays du monde y sont impliquées. Plusieurs se situent à plus de 8000 Km du Congo-Kinshasa. Les connaître exige, par exemple, de lire un Canadien de la trempe d'Alain Denault (et ses amis) quand il écrit ''Noir Canada''. Ou un congolais vivant au Canada, Patrick Mbeko, quand il écrit ''Le Canada dans les guerres en Afrique centrale''. Ou encore un français, Pierre Péan, quand il écrit ''Carnage. Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique''. Ou enfin, Michel Collon, quand il publie ''Bush, le cyclone''.

Aller à l'université, étudier dans ''les grandes universités'' du monde ne conduit pas toujours à se poser des questions sur ''leur matrice organisationnelle''. L'université est abordée spontanément comme un lieu d'accumulation de connaissances et des compétence. Elle est spontanément vue comme un lieu du savoir ''neutre''. Il est difficile de croire que plusieurs théories qui y sont enseignées puissent participer du décervelage et de l'imposition d'une hégémonie culturelle.

Trois jeunes congolais ont marqué et marquent encore, pour plusieurs compatriotes, la scène journalistique du Congo-Kinshasa. Contre vents et marées. Ils ont leur style et réussissent, tant soit peu, à vaincre la peur. Leur courage et leur ténacité m'ont poussé à rédiger un article les qualifiant d'''ascètes du provisoire'' (http://www.ingeta.com/daniel-safu-mike-mukebayi-et-eliezer-ntambwe-trois-ascetes-du-provisoire/). Cela ne signifie pas que je partage, sans esprit critique, toutes leurs sorties médiatiques. Pour preuve, je vais, dans cet article, discuter l'approche d' Eliezer sur l'occupation du Congo-Kinshas( https://www.facebook.com/yvesmaloukinshasamakambo/videos/909579819200779/) par les proxys des anglo-saxons et les élites compradores congolaises. Croyant dans la force de l'apprentissage en commun que dégage le débat, je réponds à son appel. Il aime le débat sur cette question.

 

« Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur. »

W. CHURCHILL

Nous organiser politiquement en tant que Congolais(es) est une urgence de l'heure. A mon avis, nous ne saurons le faire sans questionner notre histoire collective et nos traditions. Le moment historique actuel nous exige un grand esprit d' inventivité, de créativité et d'imagination. Il nous exige de questionner les mots et le sens que nous leur donnons.Qu'est-ce que le politique ? Qu'est-ce que la politique ? Aussi, pensons-nous, qu' une organisation, pour être efficace, doit mettre de l'ordre dans ses idées. D'où la nécessité d'un minimum de théorisation de ses actions. Des actions théorisées et débattues peuvent constituer un dénominateur commun pour l'unification des forces luttantes congolaises. Souvent, nous lançons un appel à l'unité des compatriotes sans que les idées et les actions unificatrices puissent être présentées après des débats et des délibérations collectifs.