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jeudi août 17, 2017
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Si Jean-Marc Kabund et ses amis poussaient leur raisonnement jusqu'au bout en relisant notre histoire collective, il verrait que ''le pouvoir-os'' et ''la force brute'' d'alias Joseph Kabila sont un mensonge. A travers alias Joseph et ''la kabilie'' , c'est le FMI, la Banque mondiale, les multinationales, Kagame, Museveni, etc. qui opèrent. Oui, derrière alias Joseph Kabila et ''la kabilie'', c'est effectivement ''la communauté internationale'' qui extermine les Congolais(es). Pour quels motifs ? Racisme, mépris, cupidité et instinct de domination.

 

''Ils nous dominent plus par l'ignorance que par la force'' (S. BOLIVAR)

Dans ce contexte où tout s'achète et se vend, où sauver les apparences évident de l'être, où la promotion de la fausseté l'emporte sur celle du beau et du bien, faire de la politique devient une entreprise trop exigeante. Cela exige que par le débat, il y ait des cerveaux qui se remettent à l'endroit pour un consensus provisoire salutaire. Et au Congo-Kinshasa, le chemin nous paraît beaucoup plus long que nous aurions pu le croire. Il se pourrait que les intellectuels organiques et structurants, que ''le petit reste'' opère un miracle. Néanmoins, l'ignorance, la superficialité et la fausseté semblent avoir atteint des niveaux inimaginables.

Débiter un beau discours sur Lumumba et inviter ses compatriotes a constituer ''une dynamique contre alias Joseph Kabila'', c'est les induire en erreur. Alias Joseph Kabila est ''un garçon rwandais manipulable et non-offensif'' pour le système néolibéral. Il est ''un pion interchangeable''. Débiter un beau discours sur Lumumba sans un tant soit peu un minimum de connaissance de l'opposition entre le Capital et le Travail et prôner ''un Plan Marshall'' pour le Congo-Kinshasa en le livrant aux tueurs à gages que sont la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, c'est mentir à ses compatriotes et vouloir perpétrer ''le coup d' Etat permanent'' dont ce pays souffre depuis les années 1960.

 

Il se pourrait que plusieurs compatriotes aient oublié que Carla Del Ponte fut procureure au Tribunal Pénale Internationale pour le Rwanda à Arusha et qu'elle a mené une instruction sur cette guerre. Et qu'elle avait comme porte-parole Florence Hartmann. Et que celle-ci a écrit un livre partageant certains ''secrets'' de cette guerre menée dans la sous-région des Grands Lacs Africains intitulé : Paix et châtiment. Les guerres secrètes de la politique et de la justice internationales (2007).