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lundi septembre 24, 2018
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Quelque chose de gravissime se passe au Congo-Kinshasa depuis plus de deux décennies. Il s'agit de la destruction des corps des millions des Congolais(es). Contrairement à l'impression que pourrait donner la dernière vidéo diffusée par HRW (http://www.rfi.fr/afrique/20171204-hrw-accuse-rdc-s-etre-servie-m23-repression-decembre-2016?ref=tw_i), l'implication des mercenaires du M23 dans l'oppression et la répression des Congolais(es) n'est pas un phénomène récent. Elle participe de la guerre perpétuelle raciste, de basse intensité et de prédation organisée contre le Congo-Kinshasa depuis plusieurs décennies. Cette guerre est entretenue et poursuivie par ''deux psychopathes en chef'', choisis à dessein par ses commanditaires. Ils ont réussi à s'associer des ''psychopathes par soumission''. Qui dit psychopathe ne dit pas nécessairement une personne en panne d'intelligence. ''On dit plus souvent qu'une personne est psychopathe lorsque sa personnalité porte des traits impulsifs immatures, avec une certaine instabilité plus ou moins prononcée des émotions pauvres, voire inadaptées. Le psychopathe habituellement présente des caractères anti-sociaux et des difficultés relationnelles.''

Quand les compatriotes s'en prennent les uns aux autres, ils passent à côté de la nature de la guerre livrée contre notre pays. Elle est une guerre de la mondialisation pour ne pas dire mondiale. Les multinationales oeuvrant dans plusieurs pays du monde y sont impliquées. Plusieurs se situent à plus de 8000 Km du Congo-Kinshasa. Les connaître exige, par exemple, de lire un Canadien de la trempe d'Alain Denault (et ses amis) quand il écrit ''Noir Canada''. Ou un congolais vivant au Canada, Patrick Mbeko, quand il écrit ''Le Canada dans les guerres en Afrique centrale''. Ou encore un français, Pierre Péan, quand il écrit ''Carnage. Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique''. Ou enfin, Michel Collon, quand il publie ''Bush, le cyclone''.

Aller à l'université, étudier dans ''les grandes universités'' du monde ne conduit pas toujours à se poser des questions sur ''leur matrice organisationnelle''. L'université est abordée spontanément comme un lieu d'accumulation de connaissances et des compétence. Elle est spontanément vue comme un lieu du savoir ''neutre''. Il est difficile de croire que plusieurs théories qui y sont enseignées puissent participer du décervelage et de l'imposition d'une hégémonie culturelle.

Trois jeunes congolais ont marqué et marquent encore, pour plusieurs compatriotes, la scène journalistique du Congo-Kinshasa. Contre vents et marées. Ils ont leur style et réussissent, tant soit peu, à vaincre la peur. Leur courage et leur ténacité m'ont poussé à rédiger un article les qualifiant d'''ascètes du provisoire'' (http://www.ingeta.com/daniel-safu-mike-mukebayi-et-eliezer-ntambwe-trois-ascetes-du-provisoire/). Cela ne signifie pas que je partage, sans esprit critique, toutes leurs sorties médiatiques. Pour preuve, je vais, dans cet article, discuter l'approche d' Eliezer sur l'occupation du Congo-Kinshas( https://www.facebook.com/yvesmaloukinshasamakambo/videos/909579819200779/) par les proxys des anglo-saxons et les élites compradores congolaises. Croyant dans la force de l'apprentissage en commun que dégage le débat, je réponds à son appel. Il aime le débat sur cette question.