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mardi décembre 11, 2018
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''Deux heures de lucidité'', ''ces entretiens'' entre Noam Chomsky, Denis Robert et Weronika Zarachowicz commencent par un chapitre intéressant portant sur ''Les intellectuels''.

Voici la première question qui lui est posée : ''Vous êtes un penseur majeur de notre époque, une sorte d'éternel dissident. On pourrait dire aussi que vous transmettez des ''cours d'autodéfence intellectuelle'', que vous donnez des clés qui permettent de se prémunir contre toute manipulation...''.

Savoir que l'émotion est passagère peut inciter à se créer des moments permanents de lucidité. Surtout au moment où son pays connaît une histoire très mouvementée. Des discours mensongers peuvent désorienter. D'où l'importance de questionner à temps et à contretemps l'histoire. Au Congo-Kinshasa, il me semble urgent de faire attention au ''amis d'alias Joseph Kabila''. Ils éprouvent beaucoup de peine à rompre avec le mensonge systémique.

 

Lire est un art. Cela s'apprend. Questionner un texte en relisant l'histoire est important. Quand, voulant démentir une rencontre avec Paul Kagame à Davos, Mbusa commence par nier avant d'affirmer que ''la donne a changé'', il est bon de lire le reste de sa communication pour comprendre la démarche dans laquelle ''l'opposition congolaise'' est engagée. Voici ce qu'il dit :

''Le raïs 100%'' parle quand tout est fini ou presque ! Il a peur. Il va encore tuer. Néanmoins, pendant ses quelques minutes de lucidité, il se rend de plus en plus compte qu'il n'est pas ''César''.

Mains nues, les Congolais(es), surtout les plus jeunes, lui demandent de rentrer au Rwanda. Les jeunes crient très fort : ''Nous ne voulons plus de lui. Qu'il parte de notre pays''. Ils sont prêts au sacrifice suprême. Face à cette jeunesse décidée à en découdre avec ''le Cheval de Troie de Paul Kagamé'' et proxy des multi et transnationales anglo-saxonnes et françaises, ''le taiseux'' sort du bois.