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mercredi juin 28, 2017
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Il ne suffit donc pas d'avoir la Bible en mains pour en faire un bon usage. Au Congo-Kinshasa, ce livre peut être instrumentalisé au point que les textes qui en sont tirés servent d'opium du peuple. Il arrive que l'évocation de la Bible dans notre pays passe sous silence la tradition prophétique liée aux appels au respect de la dignité de l'homme (et de la femme), à la justice sociale et à l'émancipation politique des peuples opprimés. Une certaine référence à l'Ancien Testament oublie qu'il est nourri des luttes d'un petit peuple soucieux de conserver son identité et de s'émanciper de tout assujétissement.

 

Il y a des compatriotes estimant qu'alias Joseph Kabila venu au Congo-Kinshasa sans le sous, participant au projet du Tutsi Power de la néocolonisation de ce pays et à celui des grandes puissances de la maintenir dans un état de ''colonie d'exploitation''  est dans ''son droit'' de corrompre et de clientéliser  les politicards congolais. Et que ces derniers sont les seuls  fautifs.

Encore une fois, ''une main invisible'' nous avertit. Elle nous dit qu'il y a recrutement des policiers au Rwanda pour exterminer les Congolais(es) en partant du Kasaï Central. Un fait est certain : plusieurs d'entre nous vont mettre cela en doute en arguant que c'est ''le Saint alias Joseph Kabila'', ''démocrate sur les selfies'', qui tient, avec l'aide  de son ministre Ramazani Shadary, à exterminer ''les terroristes'', par tous les moyens, au Kasaï Central. Il veut, lui, ''l'homme à la moustache'', instaurer, comme le dit si bien ''le Secrétaire  de la majorité présidentielle'', Aubin Minaku, ''une démocratie de vérité et de réalité''. Si l'homme de Kingakati parcourt l'Afrique et non les communes de Kingasani, de Kimbanseke, de Katoka, de Ndesha ; s'il ne sait pas aller à Tshikapa, à Kamwesha, à Demba, etc., c'est parce qu'il tient à convaincre, ses compères africains et non ''ses compatriotes'', qu'il est ''un démocrate vrai et réaliste''.

 

Dans le contexte de la mondialisation marchande, le lobbying est une forme de corruption ayant revêtu un caractère de normalité. Il est l'un des traits du phagocytage  de la démocratie par l'argent. Il en fragilise les piliers dans la mesure où il soustrait les gouvernements dits démocratiques du contrôle social et promeut l'impunité, le crime en col blanc.