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dimanche juillet 21, 2019
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Il est de temps en temps curieux de se rendre compte de la façon dont plusieurs compatriotes vivent en marge de l'histoire du monde. Ils n'ont pas compris, par exemple, que l'élection de Donald Trump a, d'une certaine manière, signé le repli des USA sur eux-mêmes tout en cherchant à poursuivre leur guerre pour la sauvegarde de leur ''sécurité nationale''. ''To make America first'' n'empêche pas au Pentagone d'implanter les bases militaires d'Africom partout en Afrique. Un article est très explicite sur cette question. Il est là :https://theintercept.com/2018/12/01/u-s-military-says-it-has-a-light-footprint-in-africa-these-documents-show-a-vast-network-of-bases/?fbclid=IwAR1pJCphaQaI54nkI1V51t09cAH_GuDyJ17dWpdy1F4JfDp11pxTOoD0_PQ.

 

Les Etats-Unis ont posé leurs avions au Congo-Brazzaville au moment où, au Congo-Kinshasa, des compatriotes se préparent aux ''élections-pièges-à-cons''.

Il est curieux que ce qui se passe actuellement en France ne semble pas intéresser les compatriotes africains et congolais préoccupés par '' des questions internes''. Pourtant, plusieurs avaient salué l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence. Ces compatriotes, amoureux de ''vieilles démocraties'' et de ''la patrie des droits de l'homme'' avaient du mal à croire Danielle Mitterrand lorsque, au cours d'une interview, elle affirmait que ''la démocratie n'existe ni aux Etats-Unis, ni en France'' (https://www.legrandsoir.info/danielle-mitterrand-la-democratie-n-existe-ni-aux-usa-ni-en-france.html). Confondant processus électoral et démocratie réelle, ils n'ont pas compris, avec Alain Badiou, que ''les élections-pièges-à-cons'' sont au service du ''capitalo-parlementarisme'' et non à celui des peuples. Ils ont eu du mal à savoir de quoi Sarkozy et les autres présidents français étaient le nom. (Lire, A. BADIOU, De quoi Sarkozy est-il le nom ?, Paris, Lignes, 2007).

''Stades pleins'', ''meetings pleins'', '' aéroports pleins'' et après ? ''Et après ?'' est la seule petite question que plusieurs compatriotes, adepte de ''la politique apparente'' évitent de se poser. ''Etre vu massivement'' serait en train de devenir l'unique critère de l'évaluation instantanée des ''rassemblements politiques congolais''.