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dimanche avril 30, 2017
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Trump s'adresse directement  au peuple de ses électeurs vient corroborer sa devise : « America first ». Les peuples libérés de l'humiliation de l'empire saisissent la balle au bon et en appellent à la fin de l'hégémonie occidentale, à ''l'après l'occident''. A Munich, le ministre russe des Affaires Etrangères a  soutenu ceci : "Aujourd'hui, le centre d'intérêts de la politique extérieure, comme, le centre d'intérêts de chacun de vous, est directement lié à la lutte des idées. Cette lutte consiste notamment à choisir ou à imposer son choix sur des modèles de développement et des valeurs. Nous observons la fin d'une très longue époque, celle de la domination économique, financière et politique de l'Occident historique"

Il arrive que les Congolais(es) de la diaspora travaillant à la compréhension des enjeux de leur pays devant leurs ordinateurs ne jouissent pas toujours d'une bonne appréciation chez certains de leurs compatriotes. Ceux-ci ne cessent de leur demander  de descendre sur terrain. Pour eux, le terrain, c'est le Congo-Kinshasa et nulle part ailleurs. La réduction des lieux de lutte pour un autre Congo à l'espace géographique congolais questionne notre approche collective de l'histoire.

Les difficultés que rencontrent ''les dialoguistes'' du Centre Interdiocésain questionnent l'usage que nous faisons de certains mots et expressions en les détachant du contexte historique où ils sont ''nés'' ou utilisés. Qui sont-ils ? Des politiciens ? De qui dépendent-ils ? Du peuple ou des tireurs des ficelles tapis dans l'ombre ? Que pouvons-nous encore faire ensemble ? Les lignes qui suivent essaient  de présenter quelques hypothèses allant dans le sens  de comprendre historiquement ce qui se passe au Congo-Kinshasa.

L'évolution du monde, la prise en otage des gouvernants des Etats-nations par les multinationales et leurs lobbies  pose de plus en plus la question de la légitimité électoraliste. Les élections risquent de demeurer pour longtemps des pièges-à-cons. Le Congo-Kinshasa est face à cette réalité. Quand elle n'est pas prise en compte, elle fausse la lecture juridiciste que nos jeunes font du ''phénomène JOKA''. Ils devraient penser à lire et relire les livres sérieux écrits sur leur pays s'ils veulent lutter efficacement.