Tribune Libre
mercredi mai 22, 2019
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Que faut-il dire à un peuple dont les enfants et la jeunesse envahissent régulièrement les  artères de grandes capitales et autres villes Occidentales ? Ils s’y exposent  non seulement pour  crier leur ras-le-bol  ou faire entendre leurs voix mais surtout pour  exiger et tenter d’arracher le départ du « pion » imposé à la tête de la RDC.

Que faut-il dire à un peuple dont les femmes et les filles sont  constamment violées à l’Est du Congo par la soldatesque au service d’un nègre de service qui est engagé pour la cause ?

Que faut-il dire à un peuple qui ne peut  seul décider de son devenir, non parce qu’il en est  incapable mais parce qu’une coalition de forces importantes lui barre la route et ce  par toute sorte de subterfuges.

Que faut-il dire à un peuple dont ceux qui prétendent à sa libération coalisent avec les mêmes forces de nuisance ?

Oui mais que faut-il dire à un peuple qui pleure, qui dénonce, qui implore et qui attend sa libération de l’extérieur et ce avec risque de transformer le même pyromane en pompier ? N’est-ce pas là une façon inique de l’innocenter  et de lui faire porter un habit « propre » mais qui lui va tr\es mal ?  C’est comme Lumumba qui va tout bonnement demander  de l’aide de l’ONU alors que l’ONU est l’exécuteur  testamentaire de son assassinat.

À ce peuple,  et ce au nom de tous les nôtres, au nom de ceux qui croient en nous et qui nous ont rejoints dans ce pénible et périlleux combat de réappropriation de notre terre et d’émancipation de notre peuple, tout  en lui construisant  une identité propre à lui-même dans le concert des nations,   je dis et souhaite pour l’année 2013 que le peuple du Congo se prenne en charge.  Désormais, il ne doit croire qu’en lui-même, en ses propres efforts et en ses enfants.  Le peuple du Congo  ne doit d’abord compter que sur lui-même comme ce paysan qui entreprend le travail du champ,  et qui sans le quémander, se réjouit de l’aide participatif que lui offrent ses voisins afin d’achever le travail amorcé.  Ce qui nous attend tous demain est rude, sans pitié et sans visage humain.  Les difficultés de parcours et autres trahisons sont à considérer comme actes initiatiques et sans lesquels le peuple ne s’avouera jamais « Grand ».  Et quelles que soient toutes ces difficultés,  le peuple du Congo doit accepter de souffrir  et de verser son sang comme prix pour sa dignité et son affirmation à l’existence.

 

Ensemble, construisons notre devenir commun

 

LIKAMBO YA MABELE, LIKAMBO YA MAKILA

Mufoncol Tshiyoyo,

Président du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC, R.A.P.-en sigle

Mouvement Politico-militaire

004745007236

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