Je n’ai entendu ni le Pape, ni de pasteurs, et d'ailleurs Kagamé revendique cette mort devant un pasteur et ce même à la fin d'une prière, élever une voix pour condamner. Quid de donneurs de leçon ? Non plus, aucune voix audible en provenance de CPI. Serait-elle devenue subitement muette. Peu importe, il ne s’agit d’un premier acte de ce genre dans ce pays et au Congo voisin où il règne parce que notre comportement et socialisation le lui autorisent. Le Congolais est tellement bon et humain. Et ce qui surprend et peut même étonner est que des Congolais se réjouissent d’être bons et surtout « humains ». 


Pendant ce temps, Paul Kagamé tue et voire les siens. J’attends souvent des Congolais dire la nature et tel verset d’Exode ou tel autre de la « Bible » annonce ce qui arrive souvent. Mais Kagamé, et encore lui, sa jeunesse et les siens agissent. Kagamé tue et le clame en plus haut et fort à l’humanité suspendue à écouter sa belle mélodie. Mais pourquoi il devrait en avoir honte ou se gêner ? Je me demande si ce serait un problème culturel ou la colonisation belge a su dompter l’homme en nous ? dans l’entre temps, Kagamé dit être fier de tuer pour son pays et quand quiconque trahit le Rwanda. Il le refera et ce même avec empressement car, dit-il : "Aucun pakistanais aucun bagladesh, aucun blanc ne viendra faire ce travail à notre place", (.
http://www.france-rwanda.info/article-paul-kagame-reconnait-avoir-fait-assassiner-le-colonel-patrick-karegeya-122028834.html), à la place du rwandais sous-entendu. Pourquoi nous, les Congolais, nous voulons qu'on fasse ce type de boulot, sale ou pas,- à notre place. Ne dit-on pas en français : « honni soit mal qui y pense » ! Mais qui d’entre nous aurait du mal à saisir dans quel monde l’homme vit ? 

C’est presque révoltant quand des Congolais vont pleurnicher auprès de François Hollande en lui demandant d’instituer un tribunal international pour le Congo pendant que François dépêche lui-même ses militaires, ses boys en RCA à Bangui, juste à côté de la RDC. L’Équateur, une nouvelle frontière de la RDC déstabilisée. Et ce à dessein ? Ils ne cesseront de me surprendre mes propres frères congolais.

Dans la Bible, nous y avons lu que Moïse a tué de ses propres mains un Égyptien pour défendre un de ses compatriotes. Et malgré son geste, ainsi s’exprimeront des Congolais, son Dieu, celui de la Bible, fera quand même appel lui et il lui confiera la lourde et noble tâche de libérer son peuple du joug égyptien et de le faire sortir d’Egypte. Le personnage de Moïse, et ce aux yeux de Congolais et de leur prêche, serait un meurtrier et un assassin. S’agissait –il de l’assassinat ou c’est un acte à caractère initiatique, je dirais même un rituel, - ici je sollicite grâce aux pasteurs et autres prêtres, moralistes y compris, de ne point m’en vouloir-, qui fut déterminant auprès du Dieu de Moïse pour qu’il pose son choix à Moïse comme libérateur et leadership de son peuple ? Je n’affirme rien mais je veux juste comprendre. Car tous les premiers ministres israélites qui succèderont plus tard à Moïse, même les pères fondateurs d’Israël, ont du sang chacun entre ses mains et ce au nom de la défense d’Israël et de son peuple. On peut tous le citer, mais ce travail a été déjà accompli par les soins de Charles Enderlin à travers son livre « Par le feu te par le Sang » dans lequel il désigne nommément Yitzhak Rabin et les autres comme des terroristes. Ils ont commencé comme « terroriste ». 

Que dire de l’Occident dans son ensemble qui hérite la Bible et en fait son livre de référence, sa parole de Dieu. Chacun de ses dirigeants trimbale son histoire avec lui. Sarkozy élimine Kadhafi. Bush élimine Saddam. Obama détruit l’Afghanistan et la RDC. Tony Blair et Kagamé règnent sur des cadavres de Congolais. Kennedy a violentes des Vietnamiens. On aime venir se prélasser en Europe mais on oublie que toute son histoire est sanguine. Et ce même jusqu’à ce jour. Tien…j’allais oublier que nous autres sommes plus humains et même plus enfants de Dieu que ceux qui se disent eux-mêmes fils de Dieu. 

Congolais, nous ne saurons fuir notre destin, sinon nous aurons perdu non seulement notre dignité d’homme mais également notre terre. « Ce qui est à nous est à nous », disait Lénine, le Congo est à nous, il n’est même pas un héritage, c’est faux car cette terre a toujours été la nôtre. Le reste peut être négociable sauf le Congo…..


Mufoncol Tshiyoyo

Président du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle
Mouvement Politico-militaire, 
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