Tribune Libre
mercredi septembre 18, 2019
Register

La fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP) dénonce avec vigueur les paroles, manœuvres, gestes et actes par lesquels le secrétaire permanant sortant de la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR), utilise pour menacer les réfugiés urbains qui résident à Kinshasa, passant jusqu’à citer quelques noms sur certaines chaînes de télévision.

En effet, comment comprendre que ce dernier, frappé par les mesures des ordonnances présidentielles dont les effets devraient commencer le 13 août à la date de signature, continue jusqu’à ce jour d’engager la CNR  ; comment admettre que ce dernier qui est censé protéger les réfugiés se permet d’aller les accuser injustement auprès des services de sécurité induisant du coup en erreur l’Etat, jusqu’à les faire interpeller par les services d’Interpol à Kinshasa avec le prétexte d’un soit disant problème de détournent de fonds à la CNR  ; comment accepter que depuis 2003 année de sa mise en place par le décret 03/14 du 05/08/2003 la CNR (structure gouvernementale) n’a jamais été effective ; comment alors rester sans réaction aucune, pour les Droits de l’Homme que nous défendons, devant un tel désastre de gestion d’une structure dans laquelle le Gouvernement de la RDC et la communauté Internationale par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), ont consenti leurs efforts par des millions de dollars US, sans résultat positif.

 

De ce fait, tout en s’indignant  de l’immobilisme du Gouvernement de la République pour mettre de l’ordre dans la gestion des réfugiés dans ce pays, nous exprimons à la FBCP notre vive préoccupation sur le caractère dictatorial et arbitraire de gestion de la CNR par son Secrétaire permanent sortant Mr. Rigobert Moupondo puisque c’est de lui qu’il s’agit..  D’où, nous demandons :

 

  1. Au      Gouvernement de la République , de diligenter les actes administratifs en      vue de la nomination d’un nouveau Secrétaire Permanent à la CNR  ;

De procéder à un audit général de cette structure gouvernementale, dans le cadre de la lutte contre l’impunité.

 

  1. Au      HCR, de renouveler immédiatement les attestations des réfugiés aux      concernés, parce que cela leur sert de pièce d’identité en RDC, car celles      qui sont en leur possession actuellement expirent, dans leur ensemble, le      14 septembre 2009. Cette lenteur de renouvellement desdites pièces vitales      pour la sécurité des personnes réfugiées, traduit certaines insuffisances      du HCR que cette agence onusienne doit corriger par des personnels      nouveaux.

 

  1. Aux      réfugiés de connaître les Droits de l’Homme et les Droits des réfugiés      pour mieux les défendre.

Fait à Kinshasa, le 02/septembre 2009

Pour le comité exécutif International

Emmanuel A. Cole