Tribune Libre
vendredi février 23, 2018
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L’organe exécutif des Nations Unies devrait déployer de toute urgence dans cette région un Groupe d’experts sur la protection des civils

(New York, le 13 décembre 2009) - Le Conseil de sécurité des Nations Unies devrait agir de toute urgence pour protéger les civils dans l'est de la République démocratique du Congo contre les attaques atroces commises par des forces gouvernementales et rebelles, et garantir que les soldats du maintien de la paix ne sont pas impliqués dans des exactions, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui.

Le rapport de 183 pages, « ‘Vous serez punis' : Attaques contre les civils dans l'est du Congo », documente en détail le meurtre délibéré de plus de 1 400 civils entre janvier et septembre 2009 au cours de deux opérations successives de l'armée congolaise contre une milice hutue rwandaise, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Introduction

 

Monsieur le Président et Honorables Juges composant la Chambre de première instance II,

 

La Défense de Monsieur Mathieu Ngudjolo voudrait, avant toute chose, s’acquitter d’un agréable devoir : celui de remercier votre Chambre pour l’occasion qu’elle lui donne de faire sa déclaration liminaire.  Elle mesure toute l’importance que les rédacteurs des textes juridiques régissant la Cour pénale internationale attachent à cet acte. Celui-ci offre une belle opportunité aux intervenants d’indiquer si pas les axes de leur stratégie, du moins  leurs attentes relativement au procès qui débute. Il s’agit précisément, en ce qui nous concerne,  et sans entamer tout de suite nos réserves de plaidoirie finale à l’issue de votre instruction d’audience, de fixer l’opinion tant nationale congolaise qu’internationale sur l’interprétation qui est celle de notre client sur la réalité de ce que toute la presse a qualifié de drame de l’Ituri et sur la manière dont l’enquête du Procureur a été menée jusqu’ici.  De ce bref point de vue, la Défense de Mathieu Ngudjolo a accueilli favorablement votre décision du 5 novembre 2009 qui a ordonné la comparution du Responsable des enquêtes du Bureau du Procureur pour demain.  Elle y voit, sans préjuger du fond de votre pensée, un souci d’objectivation des débats en vue de la manifestation de la vérité qui est l’objectif poursuivi par votre Chambre.

La fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP) dénonce avec vigueur les paroles, manœuvres, gestes et actes par lesquels le secrétaire permanant sortant de la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR), utilise pour menacer les réfugiés urbains qui résident à Kinshasa, passant jusqu’à citer quelques noms sur certaines chaînes de télévision.

Cher Monsieur Vanhoove,

 

J’apprécie votre analyse, et si j’écris ce n’est nullement pour entrer dans le jeu d’invective dirigé vers des personnes individuelles. Je vous rejoins complètement et aimerais aller plus loin.

 

Mon propos se veut d’embrasser la réalité congolaise par le biais de son histoire lointaine et immédiate. Regarder la situation de la RD-Congo par la seule lorgnette du présent est une faute grave. Et beaucoup de mes compatriotes tombent dans cette méprise. La crise du Congo, mon pays, puise sa substance dans une histoire qui ne doit en aucun cas être occultée sous peine de retomber dans les ornières du passé.