Tribune Libre
lundi septembre 24, 2018
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Jean-Pierre Mbelu est un boute-en-train, un empêcheur de tourner en rond. Il dérange et gêne. Pour certains qui pensent la gestion du pouvoir en RDC en termes étroits, cette heure est la "leur". Ils sont à la mangeoire et gare à celui qui viendra troubler la ripaille ! Et Jean-Pierre Mbelu est de ceux qui disent: "Arrêtez. Pendant que nous y sommes, que tout le peuple congolais vienne faire bombance". Et c'est vrai que le riche Congo le permet. Mais lorsque des ecclésiastiques vont recevoir leur pitance auprès des chancelleries kabilistes disséminées à travers le monde, l'aune de leur jugement sur la situation du Congo devient l'élasticité de leur ventre. Que celui-ci ait la peau tendue et le pouvoir de l'étranger devient sacré, auréolé de tous les qualificatifs de bonne gouvernance. Des ministres de l'Evangile sensés proclamer et se battre pour la justice gomment leur sensibilité évangélique et humaniste. "D'abord nous, la justice on verra plus tard", se disent-ils. Plus tard sera trop tard, car le jugement du peuple ne tardera plus et il sera sans complaisance. Oui, l’heure venue, le peuple reconnaîtra les siens. Et Jean-Pierre Mbelu est un digne fils de son peuple. Qui vivra verra.


Peut-on lutter contre « Joseph Kabila » et son pouvoir sans s’en prendre  aux « Mobutistes »,  du moins ce qui en reste de la marque déposée, cette catégorie d’hommes qui sont incapables de se remettre en cause.

Les Mobutistes constituent les béquilles sur lesquelles s’appuie le pouvoir de l’homme que l’Occident voudrait que les Congolais appellent par le nom de « Joseph Kabila ». Ils dirigent le perchoir de la fameuse institution qu’ils dénomment le Sénat et font main basse sur celle  qu’ils ont le culot d’appeler le « Parlement ». En son sein s’affrontent une majorité présidentielle (AMP et ses alliés) truffée de Mobutistes et fils et une opposition dite constitutionnelle sous leur bannière. Noam Chomsky aurait dit « ce que l’on appelle des opinions " de gauche" ou " de droite " […] représente seulement les limites d’un spectre de débat qui reflète la gamme de besoins des pouvoirs […] mais il y a essentiellement rien au-delà de ces positions « acceptables » (Chomsky, 2009, Comprendre le pouvoir, l’indispensable de Chomsky, premier mouvement, Aden, Belgique,  p.35). Comprend qui peut.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés

Il y a environ un an, la situation de Goma assiégée par les troupes du CNDP menées par Laurent Nkunda était la préoccupation principale des autorités congolaises et de la Communauté internationale.

Tout a été mis en œuvre pour éviter le pire. Promouvoir d'abord un accord politique entre la RDC et le Rwanda et ensuite entre le Gouvernement congolais et le CNDP et les autres groupes armés a permis, à court terme, de désamorcer le détonateur d’une explosion de violences dont le potentiel déstabilisateur reste aujourd'hui néanmoins intact.

 

L’organe exécutif des Nations Unies devrait déployer de toute urgence dans cette région un Groupe d’experts sur la protection des civils

(New York, le 13 décembre 2009) - Le Conseil de sécurité des Nations Unies devrait agir de toute urgence pour protéger les civils dans l'est de la République démocratique du Congo contre les attaques atroces commises par des forces gouvernementales et rebelles, et garantir que les soldats du maintien de la paix ne sont pas impliqués dans des exactions, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui.

Le rapport de 183 pages, « ‘Vous serez punis' : Attaques contre les civils dans l'est du Congo », documente en détail le meurtre délibéré de plus de 1 400 civils entre janvier et septembre 2009 au cours de deux opérations successives de l'armée congolaise contre une milice hutue rwandaise, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).