Tribune Libre
vendredi février 23, 2018
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Le 28 novembre 2011, des élections présidentielles et législatives ont eu lieu en République ‘’Démocratique’’ du Congo. M. Kabila a très largement perdu la présidentielle, et la coalition sortante a été laminée aux législatives. La suite est bien connue de toute la nation congolaise et même de la communauté internationale: la commission électorale nationale dite indépendante a changé radicalement les résultats des élections, le tout sous la dictée des canons de M. Kabila. Nous avons ainsi en face de nous un régime d’imposture qui, après avoir volé l’élection et réprimé sans retenue la population congolaise (cf. lettre du 12 décembre 2011 du Ministre de la Santé aux hôpitaux congolais), prétend gouverner le pays contre la volonté de la majorité de la population.

 

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

 

D’entrée de jeu, nous voudrions rappeler à l’opinion nationale et internationale qu’aux lendemains de la parodie électorale du 28 novembre 2011, les Forces Acquises au Changement, FAC, étaient parmi les premiers regroupements politiques à avoir préconisé la tenue d’un dialogue national inclusif, franc et sincère comme voie de sortie de la crise postélectorale qui s’en était suivie. En effet, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, tout le monde sait que les nombreuses irrégularités et fraudes massives constatées lors de ces scrutins ont anéanti la crédibilité des résultats tels que publiés par la CENI.

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) est très préoccupée par le climat de persécution dont sont victimes le député Eugène Diomi Ndongala, président du parti Démocratie Chrétienne (DC), et 12 défenseurs des droits de l’homme de Bandundu.

Le député Eugène Diomi Ndongala est poursuivi pour « viol et entretien d’un mouvement insurrectionnel dénommé imperium ». Le 08 avril 2013, il a été nuitamment enlevé par la police, conduite par le colonel Kanyama, détenu d’abord dans un lieu secret, et le lendemain conduit au Parquet général de la République (PGR) où il sera finalement informé de l’existence d’un mandat d’arrêt émis contre lui depuis le 18 janvier 2013.

Monsieur le Président Tshisekedi,
Mesdames et Messieurs de la
Majorité Présidentielle Populaire,
Mesdames et Messieurs
de la société civile,
Citoyennes et Citoyens,


Alors que notre pays regorge de toutes sortes de richesses, notre peuple croupit dans la plus terrible des misères. Tous les baromètres et tous les indices des statistiques liés au bien-être humain classent le RDC, notre pays, en queue de peloton. Je vis dans un pays où les gouvernants se battent jour et nuit pour la cause de leur peuple, afin de garantir à celui-ci les meilleures conditions de vie possibles. Je peux aussi témoigner du respect dont font preuve les autorités civiles et militaires à l'égard de leurs concitoyens.