Tribune Libre
vendredi décembre 15, 2017
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Qu’on ne me fasse pas croire que l’absence d’union entre Congolais serait la cause ou justifierait l’occupation et la réification actuelle du pays, la République « Démocratique » du Congo. Je doute fort qu’elle en soit la raison principale. Et l’affirmer, c’est déjà établir un faux diagnostic. Car unis ou pas, le Congo aurait toujours été considéré comme une proie et ce,  face aux prédateurs dont la nature et la survie dépendent avant tout de la prédation, du résultat de la chasse,  de la mort ou de la souffrance infligée à  l’autre ;  bref c’est le règne de la loi de la jungle et qui en plus détermine les règles du jeu.

Comme annoncé dans son édition d’hier, Congoone publie ci-dessous la lettre ouverte qu’Etienne Kabila Taratibu adresse à partir de sa cellule de prison à Pretoria au peuple congolais. Elle se passe de tout commentaire.

Je me demande comment des sujets Congolais qui ne sont pas « à l’origine » de la crise engendrée par l’occupation que subit le Congo peuvent, et ce même en se réunissant entre eux, solutionner une crise dont les manettes de commande et d’entretien de la crise sont tenues et manipulées de et par l’extérieur. Et ce quand bien même ils seraient noblement  intentionnés.

J’en ai assez de cette hypocrisie bien « congolaise » et de tous ces gens qui,  s’autoproclamant leadership au Congo,  manquent de courage à la fois humain et politique pour identifier et nommer le véritable adversaire contre lequel le pays est opposé. Comment combattre une force, quelqu’un ou un mal quand on craint de  l’identifier, voire de lui donner un visage pour définir enfin les stratégies éventuelles pour le combat ?

Monsieur Honoré Ngbanda Nzangbo Ko Atumba,

Cher compatriote,

Vos dernières sorties médiatiques sur les réseaux sociaux et autres radiodiffusions sur internet à propos de ce fameux «Traité de Nice» entre une certaine frange des congolais au nom du «Conseil National Congolais» (CNC) et «Le Collège Hospitalier» m’ont laissé un gout d’inachevé. Les amalgames, les attaques personnelles, les insinuations et les non-dits contenus dans vos différentes déclarations et autres interventions m’ont plus troublé qu’ils ne m’ont apportés des éclaircissements sur ce que vous saviez ou non des tractations qui se menaient dans cette douce ville côtière française où jadis vous aviez des entrées dans la villa du Maréchal Mobutu de Cap Martin. Pourtant, Monsieur Faustin Shungu Okitawungu ci-cité et SG de L’Apareco a pris part à ces discussions du 17 janvier au 28 décembre 2012, presqu’un durant lesquels les réseaux des renseignements de l’Apareco n’ont rien vu apparaitre ou venir.