Tribune Libre
mardi juin 27, 2017
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Je me demande comment des sujets Congolais qui ne sont pas « à l’origine » de la crise engendrée par l’occupation que subit le Congo peuvent, et ce même en se réunissant entre eux, solutionner une crise dont les manettes de commande et d’entretien de la crise sont tenues et manipulées de et par l’extérieur. Et ce quand bien même ils seraient noblement  intentionnés.

J’en ai assez de cette hypocrisie bien « congolaise » et de tous ces gens qui,  s’autoproclamant leadership au Congo,  manquent de courage à la fois humain et politique pour identifier et nommer le véritable adversaire contre lequel le pays est opposé. Comment combattre une force, quelqu’un ou un mal quand on craint de  l’identifier, voire de lui donner un visage pour définir enfin les stratégies éventuelles pour le combat ?

Monsieur Honoré Ngbanda Nzangbo Ko Atumba,

Cher compatriote,

Vos dernières sorties médiatiques sur les réseaux sociaux et autres radiodiffusions sur internet à propos de ce fameux «Traité de Nice» entre une certaine frange des congolais au nom du «Conseil National Congolais» (CNC) et «Le Collège Hospitalier» m’ont laissé un gout d’inachevé. Les amalgames, les attaques personnelles, les insinuations et les non-dits contenus dans vos différentes déclarations et autres interventions m’ont plus troublé qu’ils ne m’ont apportés des éclaircissements sur ce que vous saviez ou non des tractations qui se menaient dans cette douce ville côtière française où jadis vous aviez des entrées dans la villa du Maréchal Mobutu de Cap Martin. Pourtant, Monsieur Faustin Shungu Okitawungu ci-cité et SG de L’Apareco a pris part à ces discussions du 17 janvier au 28 décembre 2012, presqu’un durant lesquels les réseaux des renseignements de l’Apareco n’ont rien vu apparaitre ou venir.

Que faut-il dire à un peuple dont les enfants et la jeunesse envahissent régulièrement les  artères de grandes capitales et autres villes Occidentales ? Ils s’y exposent  non seulement pour  crier leur ras-le-bol  ou faire entendre leurs voix mais surtout pour  exiger et tenter d’arracher le départ du « pion » imposé à la tête de la RDC.

Que faut-il dire à un peuple dont les femmes et les filles sont  constamment violées à l’Est du Congo par la soldatesque au service d’un nègre de service qui est engagé pour la cause ?

(cf. 1Ma 14, 35)

Message du Comité permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO)  sur la situation sécuritaire dans notre pays

PRÉAMBULE

1.        Préoccupés par la montée des violences dans l’Est de notre pays, violences qui ont culminé dans la prise de la ville de Goma par les rebelles du « Mouvement du 23 Mars 2009 » (M23), Nous, Cardinal, Archevêques et Evêques membres du Comité permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), nous sommes réunis du 3 au 5 décembre 2012 à Kinshasa en session extraordinaire pour examiner la situation d’ensemble et ses conséquences.