Tribune Libre
vendredi février 23, 2018
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COMMUNIQUE DE PRESSE DU COLLECTIF DES ONGS DES DROITS DE L’ HOMME EN RDC

 

Les Organisations non gouvernementales de défense des droits de l’homme condamnent avec la dernière énergie l’enlèvement et les brutalités dont l’Honorable Député national Eugène DIOMI NDONGALA a fait l’objet de la part des éléments de la Police Nationale Congolaise conduits par le Colonel KANYAMA.

Le Député National, Monsieur Eugène Diomi Ndongala, Président du parti de l’opposition politique dénommé Démocratie Chrétienne « D.C » en sigle, et porte-parole de la Majorité Présidentielle Populaire, « MPP » en sigle, a été enlevé brutalement dans la nuit du lundi 8 avril 2013, au Centre Cana, situé sur l’avenue des Palmier n°5273, dans la commune de la Gombe, ville-province de Kinshasa, par des éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC), sous le commandement du colonel Kanyama, commandant de la Police nationale, district de la Lukunga, ville-province de Kinshasa.

Qu’on ne me fasse pas croire que l’absence d’union entre Congolais serait la cause ou justifierait l’occupation et la réification actuelle du pays, la République « Démocratique » du Congo. Je doute fort qu’elle en soit la raison principale. Et l’affirmer, c’est déjà établir un faux diagnostic. Car unis ou pas, le Congo aurait toujours été considéré comme une proie et ce,  face aux prédateurs dont la nature et la survie dépendent avant tout de la prédation, du résultat de la chasse,  de la mort ou de la souffrance infligée à  l’autre ;  bref c’est le règne de la loi de la jungle et qui en plus détermine les règles du jeu.

Comme annoncé dans son édition d’hier, Congoone publie ci-dessous la lettre ouverte qu’Etienne Kabila Taratibu adresse à partir de sa cellule de prison à Pretoria au peuple congolais. Elle se passe de tout commentaire.

Je me demande comment des sujets Congolais qui ne sont pas « à l’origine » de la crise engendrée par l’occupation que subit le Congo peuvent, et ce même en se réunissant entre eux, solutionner une crise dont les manettes de commande et d’entretien de la crise sont tenues et manipulées de et par l’extérieur. Et ce quand bien même ils seraient noblement  intentionnés.

J’en ai assez de cette hypocrisie bien « congolaise » et de tous ces gens qui,  s’autoproclamant leadership au Congo,  manquent de courage à la fois humain et politique pour identifier et nommer le véritable adversaire contre lequel le pays est opposé. Comment combattre une force, quelqu’un ou un mal quand on craint de  l’identifier, voire de lui donner un visage pour définir enfin les stratégies éventuelles pour le combat ?