Tribune Libre
vendredi février 23, 2018
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Monsieur Honoré Ngbanda Nzangbo Ko Atumba,

Cher compatriote,

Vos dernières sorties médiatiques sur les réseaux sociaux et autres radiodiffusions sur internet à propos de ce fameux «Traité de Nice» entre une certaine frange des congolais au nom du «Conseil National Congolais» (CNC) et «Le Collège Hospitalier» m’ont laissé un gout d’inachevé. Les amalgames, les attaques personnelles, les insinuations et les non-dits contenus dans vos différentes déclarations et autres interventions m’ont plus troublé qu’ils ne m’ont apportés des éclaircissements sur ce que vous saviez ou non des tractations qui se menaient dans cette douce ville côtière française où jadis vous aviez des entrées dans la villa du Maréchal Mobutu de Cap Martin. Pourtant, Monsieur Faustin Shungu Okitawungu ci-cité et SG de L’Apareco a pris part à ces discussions du 17 janvier au 28 décembre 2012, presqu’un durant lesquels les réseaux des renseignements de l’Apareco n’ont rien vu apparaitre ou venir.

Que faut-il dire à un peuple dont les enfants et la jeunesse envahissent régulièrement les  artères de grandes capitales et autres villes Occidentales ? Ils s’y exposent  non seulement pour  crier leur ras-le-bol  ou faire entendre leurs voix mais surtout pour  exiger et tenter d’arracher le départ du « pion » imposé à la tête de la RDC.

Que faut-il dire à un peuple dont les femmes et les filles sont  constamment violées à l’Est du Congo par la soldatesque au service d’un nègre de service qui est engagé pour la cause ?

(cf. 1Ma 14, 35)

Message du Comité permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO)  sur la situation sécuritaire dans notre pays

PRÉAMBULE

1.        Préoccupés par la montée des violences dans l’Est de notre pays, violences qui ont culminé dans la prise de la ville de Goma par les rebelles du « Mouvement du 23 Mars 2009 » (M23), Nous, Cardinal, Archevêques et Evêques membres du Comité permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), nous sommes réunis du 3 au 5 décembre 2012 à Kinshasa en session extraordinaire pour examiner la situation d’ensemble et ses conséquences.

Depuis quelques mois, l’opposition congolaise se laisse distraire par cette disposition dite constitutionnelle : le choix de son porte-parole. Sans trop se poser des questions sur sa genèse dans l’espace politique congolaise, l’opposition se laisse piégée jusqu’à s’entredéchirer, s’accusant et se discréditant mutuellement. Comme toujours, il y en a qui excelle en la matière, faisant de ce titre ou mieux de cette fonction le lieu privilégié pour acquérir une certaine notoriété politique et plus une source de ravitaillement financière étant donné que le budget alloué à ce poste est plus qu’alléchant. Faire la politique au Congo ne pouvant se comprendre et se justifier que par la recherche effrénée de l’argent, moins pour le service à rendre à la population, plus pour un enrichissement personnel, les Egos se sont positionnés cherchant à tout prix, même par la diffamation de ses compères, à arracher ce poste. Est-il vraiment nécessaire dans une démocratie ou même un semblant de démocratie comme en RDCongo d’avoir un chef ou un porte-parole de l’opposition ? Qu’est ce que cela signifie ?