Tribune Libre
jeudi août 17, 2017
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(cf. 1Ma 14, 35)

Message du Comité permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO)  sur la situation sécuritaire dans notre pays

PRÉAMBULE

1.        Préoccupés par la montée des violences dans l’Est de notre pays, violences qui ont culminé dans la prise de la ville de Goma par les rebelles du « Mouvement du 23 Mars 2009 » (M23), Nous, Cardinal, Archevêques et Evêques membres du Comité permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), nous sommes réunis du 3 au 5 décembre 2012 à Kinshasa en session extraordinaire pour examiner la situation d’ensemble et ses conséquences.

Depuis quelques mois, l’opposition congolaise se laisse distraire par cette disposition dite constitutionnelle : le choix de son porte-parole. Sans trop se poser des questions sur sa genèse dans l’espace politique congolaise, l’opposition se laisse piégée jusqu’à s’entredéchirer, s’accusant et se discréditant mutuellement. Comme toujours, il y en a qui excelle en la matière, faisant de ce titre ou mieux de cette fonction le lieu privilégié pour acquérir une certaine notoriété politique et plus une source de ravitaillement financière étant donné que le budget alloué à ce poste est plus qu’alléchant. Faire la politique au Congo ne pouvant se comprendre et se justifier que par la recherche effrénée de l’argent, moins pour le service à rendre à la population, plus pour un enrichissement personnel, les Egos se sont positionnés cherchant à tout prix, même par la diffamation de ses compères, à arracher ce poste. Est-il vraiment nécessaire dans une démocratie ou même un semblant de démocratie comme en RDCongo d’avoir un chef ou un porte-parole de l’opposition ? Qu’est ce que cela signifie ?

Dans un entretien avec le journal français La Croix, le 6 septembre 2012, Yamina Benguigui, ministre française déléguée à la Francophonie, a tenu de propos peu crédibles assortis de mensonges et d’accusations diffamatoires en rapport avec sa récente visite en République démocratique du Congo. Il sied de faire quelques mises au point :

Thierry MICHEL, le réalisateur du film "L'affaire Chebeya, un crime d'Etat?",  vient d'être cité en référé devant le Tribunal de 1e instance de Liège, par le Général John Numbi  Banza Tambo, chef de la police congolaise.