Tribune Libre
jeudi août 17, 2017
Register

 

Points de vue juridique, moral et politique

LES FAITS

De violents incidents ont éclaté à Lodja les 12 et 13 octobre 2014. Des membres de la « Convention des Congolais Unis », CCU en sigle, ont vandalisé des couvents et s’en sont pris violemment à des prêtres et à des religieuses. Le motif de ces agressions barbares : la lecture, au cours d’une messe, du message de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) sensibilisant les chrétiens catholiques à dire non à la révision de la Constitution de la République.

 

 

La question d’une éventuelle révision constitutionnelle domine et agite actuellement le débat politique en République démocratique du Congo. Ce débat est mal engagé car cette révision semble vouloir se faire d’une part au profit exclusif du pouvoir en place et d’autre part au détriment des vrais problèmes qui se posent au niveau de la nation congolaise.

Il y a plus d’un an déjà j’ai fait le pari des Concertations Nationales. Je ne suis pas un naïf. Mais je me disais que s’il y avait une chance que l’on en sorte avec une doctrine économique acceptée par toute l’élite congolaise, ce serait un pas important pour le pays. Il s’agissait pour moi de proposer une alternative à la République Démocratique du Congo et de sortir du principe éculé du « Ote toi de là que je m’y mette ». J’ai co-dirigé la Commission économique et financière dans ce sens. Le résultat n’était pas parfait, mais il allait dans le bon sens. Nous nous y étions mis d’accord pour que dorénavant les choses se fassent autrement.  La difficulté principale était encore à venir ; la mise en œuvre.

A travers une lettre ouverte qu’il a fait parvenir à Congoone, Etienne Kabila Taratibu dément être l’auteur de l’arbre généalogique de la famille Kabila  qui lui est attribué et qui circule sur le web. Le fils ainé de Laurent-Désiré Taratibu Kabila ka Makolo saisit cette opportunité pour fixer l’opinion sur l’évolution du procès, de 20 Congolais présumés impliqués dans la préparation d’un coup d’Etat contre Joseph Kabila, qui se tient à Pretoria en Afrique du Sud.