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mercredi octobre 24, 2018
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La guerre raciste de prédation et de basse intensité éclate dans les grands lacs africains vers les années 1990. Le mur de Berlin vient de tomber et ''le capitalisme sauvage'' crie sa victoire. Un penseur néoconservateur écrit un texte sur ''la fin de l'histoire'' (Francis Fukuyama) et le triomphe du ''fondamentalisme du marché''. Les anglo-saxons envahissant les grands lacs africains par leurs sous-fifres ougando-rwandais interposés font (aussi) la guerre à la France et à la Belgique. Ils tiennent à chasser ''la francophonie'' du cœur de l'Afrique. Ils réussissent leur coup au Rwanda. Au Congo-Kinshasa, les tentatives francophobes échouent.

Les réseaux sociaux sont une machette à double tranchant. Ils peuvent, à la fois, permettre d'avoir accès à une quantité importante d'informations utiles fondées sur des sources mieux documentées ; tout comme ils peuvent favoriser la paresse intellectuelle en organisant ''la défaite de la pensée''.

Quand, le 16 janvier 2018, le Pasteur Ekofo part d'un verset biblique pour développer un sermon d'une rare sagesse et d'une grande intelligence, je regarde l'assemblée à laquelle il s'adresse et j'ai un pressentiment qu'il va avoir des ennuis. Pourquoi ? Il reconduit le discours ''subversif'' de Lumumba. Il en reconduit une bonne partie en rappelant à son auditoire que la terre du Congo-Kinshasa, Dieu l'a confiée aux filles et aux fils de ce pays ; avec toute sa prospérité. Et qu'il leur appartient de la transmettre aux générations futures ''riche'' et ''prospère''.

Mis dans l'urgence de se mettre debout contre ''un mercenaire'' de la Communauté Occidentale du 1% financiarisé, des compatriotes fanatisés lisent tout questionnement à l'endroit des ''politiciens congolais'' comme étant une tentative à mettre fin à notre lutte collective d'émancipation souveraine.