Actualités
dimanche juillet 21, 2019
Register

Honorable Président,

Distingués Membres du Bureau,

Honorables Députés et très chers Collègues, Conformément aux dispositions des •articles 146, alinéa 2 de la Constitution et 196 du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale, nous formulons la présente motion de censure contre le Gouvernement. Cette mise en cause de la responsabilité du Gouvernement est avant tout fondée sur l’absence de volonté, désormais avérée du Premier ministre, Chef du Gouvernement, à exercer la plénitude des prérogatives dévolues par la Constitution à cette éminente fonction, au profit d’une structure informelle communément appelée « Gouvernement parallèle». Ce qui entraine ipso facto, la violation de notre Constitution, de manière permanente. Cette initiative est également justifiée par l’incapacité notoire du Premier ministre à mettre en œuvre une politique générale conforme aux engagements qu’il avait pris devant cette illustre Assemblée en octobre 2008, de rencontrer les aspirations de nos populations. Point n’est besoin de rappeler que c’est sur la base de ces engagements que son Gouvernement avait été investi.

Si nous mettons l’ histoire que nous écrivons nous-mêmes entre parenthèse, nous risquons de répéter les mêmes erreurs de compréhension de ce qui se passe chez nous. Dès que nous perdons par exemple de vue que Lumumba fut assassiné le 17 janvier 1961 ; les forces de l’ONU ne lui ont pas sauvé la vie ; elles étaient là, au Congo, nous nous engageons sur une voie qui ne mène nulle part. La mort atroce de notre héros national orchestrée par les USA et leurs alliés n’a jamais fait l’objet de quelque procès que ce soit.

C'est décidément une lettre coupe gorge qu'est le mémorandum que les députés nationaux du Sud-Kivu ont adressé à Adolphe Muzito pour dénoncer le mensonge d'Etat au sujet de l'insécurité entretenue dans leur province par les troupes gouvernementales non payées et des miliciens de divers horizons. Ils ne s'arrêtent pas en si bon chemin car ils affirment que leur province est la mal aimée et que le gouvernement parallèle, entendez l'entourage de Joseph Kabila avec Katumba Mwanke en tête, fait tout pour déstabiliser leur province en neutralisant son élite politique. Quant aux fameux cinq chantiers du citoyen Kabila Kabange, les députés nationaux du Sud-Kivu, tous étiquetés AMP, les qualifient de slogans creux. C'est tout juste si lesdits députés nationaux n'accusent pas Kabila et son gouvernement de haute trahison étant donné qu'ils le suspectent de céder leur province au Rwanda en réservant la nomination aux fonctions de commandement de l'armée au Sud-Kivu aux seuls militaires issus du CNDP. Même l'opposition institutionnelle ne serait pas capable de tordre le coup aux mensonges distillés par le kabilisme avec autant de vigueur. Lisez plutôt ce mémorandum qui n'a pas besoin d'être interprété.

 

Le Congo des Kabila est fier de compter parmi les pays pauvres très endettés et espère ainsi atteindre le point d'achèvement de l'Initiative PPTE ( pays pauvres très endettés) en vue de bénéficier de l'effacement d'une grande partie de sa dette.

Mais, pour y parvenir, le Congo à démocratiser doit prouver au FMI et à la Banque Mondiale qu'elle a réussi à mettre en oeuvre les sept déclencheurs que sont la stabilité macroéconomique, l'utilisation de l'épargne budgétaire, la gestion des dépenses publiques, la bonne gouvernance et la prestation des services dans les secteurs priorotaires, les secteurs sociaux de base et la gestion de la dette.