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lundi septembre 24, 2018
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La guerre d’agression et d’usure à laquelle plusieurs d’entre nous résistent depuis plus décennie risque de nous jouer des tours si nous lâchons mentalement, spirituellement et intellectuellement. D’où l’urgence de revenir constamment sur enjeux qu’elle sert et  la persévérance de ses commanditaires. Mais aussi sur des erreurs naissant d’une lecture biaisée de notre histoire immédiate et consécutives à l’usure.

 

Pour rappel, la guerre d’agression qui nous est livrée depuis 1996 est un moyen dont se servent plus d’une transnationales pour avoir accès à nos matières premières du sol et du sous-sol en jouissant d’une protection juridique dans l’un des pays occidentaux au passé non-colonial, le Canada. (Dans un entretien accordé à Renaud Vivien de Cadtm, ce mardi 15 décembre 2009, Delphine Abadie, co-auteure de Noir Canada est suffisamment explicite sur cet enjeu. Pour l’approfondir lire Noir Canada et l’entretien intitulé Pillage, corruption et criminalité en Afrique. « Au Canada, la démocratie est en danger ! ») Le Canada, « paradis juridique » des transnationales, participerait à la mort  de l’Afrique en se déclarant Ami de l’Afrique.

Grossière et ordurière plaisanterie. Etienne Tshisekedi a été annoncé pour mort jeudi soir, 10 décembre. La nouvelle a circulé à la vitesse du son. De Kinshasa à Ngandajika, de Kasaji à Dongo, de Matadi à Bafwasenda, de Kikwit à Lubao, de Rutshuru à Kasongo…les Congolais avaient retenu leur souffle. Heureusement que l’exercice n’a pas été de longue durée. La nouvelle a été démentie, mais la rumeur était bien partie. Drôle de rumeur lancée curieusement le jour où, à Kinshasa, Alexis Mutanda, secrétaire général de l’Udps, annonçait le début des  manifestations commémoratives du 77e anniversaire d’Etienne Tshisekedi dont une messe d’action de grâce qui sera célébrée le dimanche 13 décembre à la paroisse Saint Joseph de Matonge à Kinshasa-Kalamu !

 

Donné pour mort par une folle rumeur, Etienne Tshisekedi wa Mulumba est bien vivant et n’est pas hospitalisé. Le chef historique de l’opposition à la dictature d’hier et celle d’aujourd’hui poursuit de manière satisfaisante sa convalescence, n’en déplaise à ceux qui ne peuvent lui vouloir que le mal et la mort.

 

Info ou intox ? Tel est le dilemme dans lequel nous enferment souvent les médias dominants et apparentés. A lire certains de ces médias entre les lignes, il se dégage une thèse sur laquelle ils sont fondés : « Pour qu’une information soit crédible, elle doit être donnée par nos journalistes ou ceux qui leur ressemblent. Dans le cas contraire, c’est de l’intox. Car il n’y a que nos sources qui sont fiables. »

 

Dans deux ans, Joseph Kabila, élu président de la République Démocratique du Congo avec 58% en 2006, sera à la fin de son premier mandat. Il devra se représenter devant les populations congolaises s’il veut briguer un second mandat. Pour ce faire, Joseph Kabila multiplie des stratégies pour mettre la chance de son côté lors des élections de 2011.