CongoOne 10 ans
samedi juillet 21, 2018
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En ce début de 2016, CongoOne rentre dans sa dixième année d'existence sur le net. Pour célébrer cet événement, CongoOne se propose de publier quelques textes issus de sa première version internet. Ce texte a été publié pour la première fois, le 14/04/2006.

On tue, on viole, on pille et la vie des gouvernants provisoires continue son petit bonhomme de chemin. Leurs combines avec les marchands-vampires du Nord se portent à merveille. Et les preuves abondent. L’affairisme chez nous pêche dans les eaux troubles de la mort ! Personne ne s’en inquiète. Voilà ce qui est inquiétant.

Les militaires dont les soldes sont détournés s’en prennent aux paisibles citoyens. Ils les tuent, les pillent, violent leurs filles et femmes. Les gouvernants provisoires continuent leur train de vie comme si de rien était. Il y a là des signes évidents de la banalisation du mal dans le contexte où la conquête du pouvoir pour avoir accès à la mangeoire incitent les tenants du pouvoir à saper toutes les règles de la bonne vie et de bonnes mœurs. Eux-mêmes édictent ou promulguent des lois qu’ils foulent aussitôt aux pieds. Ils font des promesses auxquelles ils ne tiennent pas. Ils massifient notre peuple et le corrompe avec des cadeaux achetés avec son argent détourné. Et le peuple ne semble rien comprendre à ce jeu des dupes !

 

Ces gouvernants provisoires doivent leur forfaiture à l’existence d’un pouvoir judiciaire ne jouissant que d’une indépendance formelle. Il n’a pas les moyens de sa politique. D’où la propension à dire la loi sur mesure. Un président-militaire peut ne pas respecter les règles édictées par la Commission Electorale Ligotée (par le pouvoir de l’argent), il n’est pas inquiété. Le pouvoir judiciaire se contenant de dire que la requête en invalidation de sa candidature à la présidentielle n’a pas été présentée par qui de droit. Sans plus.

 

Ainsi avançons-nous rapidement vers un régime totalitaire où l’un des nos traîtres, au nom d’un peuple massifié, appauvri à souhait et clochardisé et de l’appui « des gens de l’économie » abusivement appelés « communauté internationale », pourra avoir sur nous tous le droit de vie ou de mort. Ainsi, le Congo vidé de ses fils et filles pourra être un bon marché des ressources naturelles que « les fonctionnaires de l’économie » viendraient puiser sans aucune inquiétude.

 

Avant d’en arriver là, les luttants auront accepté de se battre mains nues pour que la banalisation du mal ne continue d’ être tenue pour une règle de vie sociale et que la spoliation de la terre de leurs ancêtres ne se fasse pas avec leur complicité. Heureusement ! Ils se lèvent de partout. Du Congo, de l’Afrique, de l’Asie, de l’Amérique et de l’Europe, ils crient en disant :« Le Congo nous appartient ! Nous nous battrons de tout notre cœur, de toutes nos forces, de tout notre être pour l’arracher des mains des imposteurs. » Heureusement ! Tant qu’il y aura des luttants congolais et leurs réseaux interconnectés, le Congo de nos ancêtres nous appartiendra ! Le totalitarisme sera un rêve des navigateurs à vue. Vigilance citoyenne oblige !