CongoOne 10 ans
jeudi août 17, 2017
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En ce début de 2016, CongoOne rentre dans sa dixième année d'existence sur le net. Pour célébrer cet événement, CongoOne se propose de publier quelques textes issus de sa première version internet. Ce texte a été publié pour la première fois, le 26/03/2006.

Processus électoral, respect des textes et déficit de la pensée

 

La Commission Electorale a décidé de prolonger de dix jours le délai du dépôt des candidatures pour les présidentielles et les législatives. Cette décision, a-t-elle dit aura des incidences sur le calendrier électoral. Donc, les premières élections n’auront pas lieu le 18/06/2006.

En ce début de 2016, CongoOne rentre dans sa dixième année d'existence sur le net. Pour célébrer cet événement, CongoOne se propose de publier quelques textes issus de sa première version internet. Ce texte a été publié pour la première fois, le 25/03/2006.

 

 

Géopolitique du Congo (RDC). Essai de relecture

Depuis plus ou moins un mois, le couple Marie-France Cros et François Misser a enrichi le marché du livre d’un assemblage de reportages sur la Congo intitulé Géopolitique du Congo (RDC). La lecture de ce « livre » est intéressante. Il met à nu les travers des Congolais du pays et de la diaspora et décrie leur attentisme dans un pays dénommé « scandale géologique » par les nokos. Il fustige « la disparition progressive de l’Etat » comme l’un des moteurs de la perte de sens de l’identité zaïro-congolaise. Les auteurs estiment que la crise économique, éthique et politique secouant le pays depuis l’indépendance jusqu’à ce jour risque de compromettre son avenir. Ils situent les débuts de cette crise à la zaïrianisation du pays en 1973. Pour eux, « le principal défi du Congo est de reconstruire un Etat, de réintroduire une culture d’Etat et de doter cet Etat des infrastructures et des moyens logistiques pour asseoir son autorité » (p.34). Et « la tâche, pensent-ils, sera de longue haleine ». (p.34) Mais qui peut assumer cette tâche dans un pays où « les Congolais multiplient les stratégies pour se garantir un avenir personnel? » Qui peut assumer cette tâche quand « les élites, tel le très sérieux ex-Premier ministre Léon Kengo wa Dondo (sont) capables de demander aux Nations unies, en 2002, la mise sous tutelle du Congo »? Peut-être les nokos! Car « lorsque les Congolais appellent les Belges nokos, c’est donc pour leur rappeler leurs obligations d’assistance à leurs neveux, nées de la relation qui les unit. » (p.46) Ne sont-ce pas ces neveux qui, à travers un discours collectif, demandent « le retour des Belges, parce qu’avec vous on vivait mieux » (p.45)?