CongoOne 10 ans
dimanche juillet 21, 2019
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En ce début de 2016, CongoOne rentre dans sa dixième année d'existence sur le net. Pour célébrer cet événement, CongoOne se propose de publier quelques textes issus de sa première version internet. Ce texte a été publié pour la première fois, le 16/04/2006.

Chers Compatriotes, Frères, Soeurs et Amis,

Je n’interviens pas souvent sur ces réseaux pourtant si utiles, mais je peux vous assurer que je lis tout ce qui s’y dit dès qu’un ami me met sur la liste des destinataires et que je reçois les messages circulés. L’objet de mon intervention aujourd’hui est le livre de Madame Braeckman intitulé : « Les nouveaux prédateurs : politique des puissances en Afrique centrale ». J’ai pris connaissance de la parution du livre par un message de notre frère Dr Miatudila, qui a eu la gentillesse de circuler la recension que Mr Ndaywel en a faite. Ce dernier dit en effet que le livre est un « cri d’indignation, de dénonciation et de révolte (…) un ouvrage engagé parce que solidaire d’une cause (…) une réécriture de l’histoire des Grands Lacs (…) une histoire au ras du sol », qui « prend la défense des faibles, des défavorisés et des marginalisés » . Le prof Ndaywel affirme même qu’il « n’avait encore rien lu d’aussi complet et d’aussi cohérent sur le règne de Kabila ». Mais en même temps Ndaywel nous invite à une confrontation de lectures et à une lecture croisée de la réalité de la région, et donc je pense du livre lui-même. Ayant déjà parcouru certains écrits antérieurs de Colette Braeckman, j’avais trouvé la recension de Ndaywel très élogieuse, et cela m’intriguait.

En ce début de 2016, CongoOne rentre dans sa dixième année d'existence sur le net. Pour célébrer cet événement, CongoOne se propose de publier quelques textes issus de sa première version internet. Ce texte a été publié pour la première fois, le 14/04/2006.

On tue, on viole, on pille et la vie des gouvernants provisoires continue son petit bonhomme de chemin. Leurs combines avec les marchands-vampires du Nord se portent à merveille. Et les preuves abondent. L’affairisme chez nous pêche dans les eaux troubles de la mort ! Personne ne s’en inquiète. Voilà ce qui est inquiétant.

En ce début de 2016, CongoOne rentre dans sa dixième année d'existence sur le net. Pour célébrer cet événement, CongoOne se propose de publier quelques textes issus de sa première version internet. Ce texte a été publié pour la première fois, le 12/04/2006.

O. Mise en route

Depuis plus d’une semaine, une étude très fouillée et bien documentée circule sur Internet. Elle est réalisée par la campagne internationale Fatal Transactions. Cette étude intitulée « L’Etat contre le peuple. La gouvernance, l’exploitation minière et la régime transitoire en République Démocratique du Congo » soutient que « les efforts répétés pour améliorer la situation de la population congolaise après la guerre, en essayant de préparer le terrain au développement, ont été entièrement sapés par des pratiques de mauvaise gouvernance sous le gouvernement transitoire. »

En ce début de 2016, CongoOne rentre dans sa dixième année d'existence sur le net. Pour célébrer cet événement, CongoOne se propose de publier quelques textes issus de sa première version internet. Ce texte a été publié pour la première fois, le 06/04/2006.

S. Smith a publié en 2003 un livre intitulé Négrologie. Pourquoi l’Afrique meurt ? Il présente l’image d’une Afrique qui est devenue un « mouroir de tous les espoirs », une « terre de massacres et de famines », le berceau de l’humanité devenu « un tombeau pour tant d’hommes, de femmes et d’enfants » . « Le présent n’a pas d’avenir en Afrique » . C’est ce que l’auteur a eu l’ambition de démontrer. Pourquoi l’Afrique meurt ? La responsabilité incombe aux Africains eux-mêmes qui attendent sans cesse la manne du ciel des anciens colonisateurs et s’enlisent dans les tics régressifs d’une identité indélébile, d’un passé idyllique. C’est cela la négrologie : «une série de mythes dérivés de faits historiques avérés - la traite esclavagiste et le colonialisme - selon lesquels tous les malheurs du continent plongent leurs racines dans ces tragédies : ainsi, les Africains seraient victimes, et jamais acteurs, de leur destin » . Sont également responsables du suicide du continent africain, les Occidentaux qui ne disent pas la vérité aux Africains qu’ils savent pourtant condamnés . L’entrée dans la modernité et la mondialisation est une solution . Sinon l’Afrique ne cessera pas d’apparaître comme le tombeau d’une certaine idée de l’homme.

En ce début de 2016, CongoOne rentre dans sa dixième année d'existence sur le net. Pour célébrer cet événement, CongoOne se propose de publier quelques textes issus de sa première version internet. Ce texte a été publié pour la première fois, le 28/03/2006.

 

Ce qui est légal ne se discute pas », dixit Norbert Basenges

 

Nous aurons eu la chance d’avoir, pendant cette transition, une radio de haute facture : la radio Okapi. A travers l’émission ‘dialogue entre congolais’, elle nous permet de palper le niveau de culture, de formation et d’information de ceux qui président provisoirement aux destinées de notre pays. Pendant que la loi sur le CPE (Contrat première embauche) est en train d’être contestée en France, le vice-président de la Commission Electorale nous enseigne que « ce qui est légal ne se discute pas. » (Cfr Dialogue entre Congolais du 27/03/06). Pendant ‘ce dialogue’, il y a eu chez Mr Norbert Basengesi, un refus d’apprendre des autres : de Mr André Atundu Liyongo et du professeur N’Daywel. Il n’a pas compris que le dogmatisme juridique et la juridisation de la politique constituent un danger pour le devenir de la démocratie. Son recours à aux lois niait le contexte corrompu où ces lois ont vu jour. Une loi n’est pas une lettre d’évangile. Elle peut être discutée. Le contexte congolais prête flanc au débat sur les lois ayant été fabriquées par une assemblée nationale auto-proclamée, prisonnière des composantes et des entités.