Culture
dimanche octobre 21, 2018
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L'ouvrage est une mise au point nécessaire à l'émergence d'une théologie africaine autonome, en totale rupture épistémologique avec les autres théologies dominatrices. Le monothéisme est né dans la vallée du Nil et fut l'oeuvre du peuple Kame. Plus de 2000 ans avant l'ère biblique, l'Egypte a offert au monde la conception d'un principe initial antérieur à la création. Atoum, l'Être-Complet ou Plénitude d'être et non-être, n'est pas pluriel. A vrai dire, le monothéisme est un concept impropre. Il recouvre une problématique étrangère à l'Afrique. Akhenaton ne pouvait en réclamer la paternité pour l'opposer au polythéisme qu'à l'intérieur d'un discours relevant du bricolage herméneutique.

A l'académie de la Pensée Africaine, Sylvain Kalamba Nsapo privilégie le terme "monoorigisme" à défaut de tout autre. Fidèle au monoorigisme de ses ancêtres, Akhenaton n'avait aucun intérêt à combattre la fiction polythéiste, ni à l'opposer à l'invention monothéiste. En témoigne le Grand Hymne qui résume de manière exceptionnelle la plupart des valeurs culturelles, morales et théologiques de son temps.