Culture
mardi octobre 17, 2017
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La grande Salle de fête de l’Ambassade de la RDC à Bruxelles a connu une ambiance plus que feutrée avec la tenue de la première édition de «Congosquare». C’était le mercredi 11 octobre courant en présence de près d’une centaine d’invités enthousiastes les uns que les autres. Ce concept création de Carrefour Congo Culture que dirige de main de maître notre confrère Eddie Tambwe Kitenge a pour vocation de rendre un hommage plus qu’appuyé et mérité aux artistes bien de chez nous d’hier comme ceux d’aujourd’hui pour leur immense talent et la renommée qu’ils sont suscités.

 

La Salle polyvalente de l’Ambassade de la RDC à Bruxelles située 30, Marie de Bourgogne à 1000 Bruxelles a servi de cadre pour la présentation du livre «Mama na Ngai !» d’Odile Wanuke. Un véritable cri de cœur et en même temps celui de colère et d’indignation selon l’auteure, ce livre constat trace une «Approche de la situation de la femme et de l’enfant dans la diaspora africaine en Europe». La soirée de vernissage de ce livre témoignage devant un parterre d’une soixantaine des personnes en présence de l’ambassadeur Henri Mova Sakanyi a été assurée de main de maître par Eddy Tambwe Kitenge, journaliste bibliologue de formation et responsable du Carrefour Congo Culture au sein du Centre culturel dudit représentation diplomatique.

 

Le soleil surgit peu à peu de sa torpeur en cet après-midi de février 2011. La pluie est tombée à torrent toute la matinée, charriant dans sa course herbes, boue et immondices, lesquelles bientôt sont allées rejoindre la lave  s’amoncelant sur le pavé et qui date de la dernière éruption volcanique du Nyiragongo à Goma en 2002. Depuis cette année, que l’on aille à l’aéroport local ou à travers la ville, l’on ne manquera pas de voir les empreintes laissées par le volcan. Les Voiries urbaines semblent introuvables ici,  pointées aux abonnés absents.

Trois artistes congolais, Djodjo Kazadi, danseur, et Serge Amisi et Yaoundé Mulamba, marionnettistes, construisent dans une choralité visuelle et sonore, le récit de leur enfance au Congo. À 10 ans, qui étaient-ils ? Où étaient-ils ? Quelle était leur vie ? Sur un plateau nu, ils laissent émerger de leur corps une mémoire lacunaire et meurtrie, qui selon leurs histoires, porte les stigmates de l’enfermement, de la violence, de l’humiliation ou de bonheurs diffus. Leurs langages expressifs sont le chant, la danse, la marionnette et le texte.