Culture
samedi août 19, 2017
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La piraterie des œuvres artistiques dites de l’esprit (musiques, films) et les contrefaçons en tous genres sont aujourd’hui un fléau mondial qui n’épargne ni aucun continent, encore moins aucun pays. Si en Occident, grâces aux nouvelles technologies et à une législation efficace; on tente de juguler ce mal qui détruit la création, l’Afrique demeure le parent pauvre de cette lutte presque perdue à l’avance. Pourtant, la Convention internationale sur la protection des artistes interprètes ou exécutants, des producteurs de phonogrammes et des organismes de radiodiffusion signée à Rome le 26 octobre 1961 concerne le monde entier. Qui de plus, l’utilisation illégale de toute œuvre de l’esprit sans l’autorisation préalable de l’auteur compositeur est un délit puni par les lois.

« La main du footballeur, comme celle du voleur dans certaines civilisations, est l’outil du méfait. Le membre qu’on coupe par punition » (de La Porte, (X.,), la controverse pied/main, hypothèses sur l’histoire du football, éditions è®e, avril 2006).

On s’en voudrait de revenir encore à ce sujet mais, telle une antienne, l’évocation de la main décisive de Thierry Henry, non sanctionnée par l’arbitre Martin Hansson, lors du match retour de barrage de l’équipe de France contre l’Eire le 18 novembre 2009 au stade de France, en vue de la qualification pour la prochaine coupe du monde en Afrique du Sud, n’en finit plus d’occuper nos esprits, et désormais la plume de Pascal Boniface. Ce dernier, directeur de l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques, y revient dans un bref ouvrage intitulé « pourquoi tant de haines » afin de nous expliquer le sens caché des critiques qui frappèrent notre « Titi » national. A l’attaque qui visa « Titi » Henry répond donc « gros minet » Boniface qui excusera cette familiarité. Si on croyait que tout avait été dit (c’est-à-dire bien souvent n’importe quoi), tout écrit (prolongation par la main de la parole, tiens, tiens), on ne se doutait pas que Pascal Boniface y appliquerait avec autant de soin l’esprit de sérieux qui le caractérise.

 

 

Vient de paraître : le 1er volume des Mélanges en l'honneur du Prof. Bimwenyi Kweshi, le meilleur interprète de la théologie bantu de ces deux derniers millénaires. Sous la direction du Prof. Dr Kalamba Nsapo (Université Protestante d'Etudes Interculturelles, Bruxelles) et du Prof. Dr Bilolo Mubabinge (Chargé de recherche à l'INADEP, Kinshasa).

Pour une surprise c’en est une ! Le pape Benoit XVI a donc, contre toute attente, signé le décret sur les "vertus héroïques" de Pie XII, ultime étape avant la béatification de ce dernier. Une surprise car son prédécesseur reste contesté pour son silence pendant la Shoah, mais aussi pour ses préjugés racistes comme l’a révélé le livre de Serge Bilé et Audifac Ignace, « Et si Dieu n’aimait pas les Noirs : Enquête sur le racisme aujourd’hui au Vatican ».

Des préjugés qu’il manifeste notamment le 26 janvier 1944, deux mois après le début de la campagne d’Italie. Alors que les armées américaines, françaises et britanniques, font route vers Rome, le pape Pie XII dépêche son Secrétaire d’état, le cardinal Luigi Maglione, auprès de l’ambassadeur de Grande Bretagne, près le Saint-Siège, sir Francis Godolphin d’Arcy Osborne, pour lui présenter une étonnante requête.
Sir d’Arcy Osborne transmet aussitôt, par télégramme, la demande du Saint-Père au commandement des forces alliées : « Le pape espère qu’il n’y aura pas de soldats de couleur au sein des troupes alliées qui seront déployées à Rome après la libération ».