Culture
mercredi juin 28, 2017
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Tout a commencé par la réception d’un mail à l’automne dernier. Quelques mots d’une enseignante martiniquaise qui racontait avoir des problèmes avec sa hiérarchie. Elle laissait clairement entendre que sa couleur de peau n’était pas étrangère à ses difficultés professionnelles et mentionnait des cas similaires au sien parmi ses collègues d’origine africaine et caribéenne. Il n’en fallait pas plus pour éveiller l’intérêt polémiste du journaliste Serge Bilé, à qui le mail était adressé. L’auteur de Noirs dans les camps nazis et Et si dieu n’aimait pas les noirs ? s’empare aussitôt de l’info qu’il pressent brûlante. Il passe un coup de fil à son confrère de France 3, Mathieu Méranville, et les voici tous deux sur le terrain.

Jésus de Nazareth fils de Marie a été appelé Rabbi, Prophète, Messie (Christ), Fils de David, Fils de Dieu, etc. Mais selon le témoignage unanime des 4 Evangiles, il a préféré une seule expression pour se désigner : « le Fils de l’homme » ! Et il est le seul à s’auto désigner par un titre aussi énigmatique. Or loin d’être une invention du Charpentier fils de Joseph, cette expression apparaît comme une figure de grande envergure dans la littérature apocalyptique juive (Daniel, 1 Hénoch, etc.) ainsi que dans l’Apocalypse de Jean. Cet ouvrage du Professeur Félix Mutombo-Mukendi, de portée historique et exégétique constitue donc un précieux manuel qui expose succinctement ce qu’est l’Apocalyptique, la figure du Fils de l’homme, le rôle qu’il joue dans l’Attente juive et chrétienne, l’usage complexe qu’en fait Jésus le Christ et sa place dans la dynamique subversive de l’Espérance :

 

Dans le cadre de la célébration du jubilé de l’indépendance du Congo et de l’exercice de notre devoir de mémoire, le CERDA (Centre d’Education et de Réflexion pour le Développement des Communautés Africaines) et le Cercle des Etudiants Congolais de l’ULB organisent le 24 octobre 2009 à l’Université Libre de Bruxelles (campus Solboch, Bâtiment H), un colloque sur le thème : Image du Noir dans l’aventure ‘Tintin au Congo’. Quelle pédagogie ? Quelle estime de soi ?

L'ouvrage est une mise au point nécessaire à l'émergence d'une théologie africaine autonome, en totale rupture épistémologique avec les autres théologies dominatrices. Le monothéisme est né dans la vallée du Nil et fut l'oeuvre du peuple Kame. Plus de 2000 ans avant l'ère biblique, l'Egypte a offert au monde la conception d'un principe initial antérieur à la création. Atoum, l'Être-Complet ou Plénitude d'être et non-être, n'est pas pluriel. A vrai dire, le monothéisme est un concept impropre. Il recouvre une problématique étrangère à l'Afrique. Akhenaton ne pouvait en réclamer la paternité pour l'opposer au polythéisme qu'à l'intérieur d'un discours relevant du bricolage herméneutique.